TRAFIC DU PÉTROLE DE L'EI & CORRUPTION TURCO-ANGLO-AMÉRICAINE-KURDE, COCKTAIL EXPLOSIF CONTRE LA PAIX DANS LE MONDE !

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Il est temps que les USA change de régime et qu’un homme à poigne arrive au pouvoir. Vous m’aurez comprise. Je désigne Donald Trump, qui a déclaré vouloir s’attaquer aux richesses de l’EI et au pétrole. Ce que les corrompus Obama-Clinton ont fait semblant de faire.

Le journaliste d’investigation, Nafeez Ahmed révèle dans le Middle East Eye, en lien, que l’Etat Islamique se finance par les ventes illégales de pétrole et fait ainsi une recette de 3 millions de $ par jour. Si bien la Turquie, membre de l’OTAN que les services secrets américains tolèrent en silence ce trafic du pétrole. Même des entreprises britanniques, aux liens étroits avec le parlement sont impliquées dans les affaires avec les islamistes. Sans oublier la région autonome du Kurdistan dans le nord de l’Irak, ainsi que les services secrets turcs. Les ressources financières essentielles de l’EI proviennent du trafic du pétrole. L’EI contrôle 60% de la production du pétrole syrien et 7 grands gisements pétroliers en Irak.

C’est un réseau d’intermédiaires issu des gouvernements kurde et turc qui agit dans la région. Bien entendu, ces acteurs impliqués nient tous liens avec ce trafic de pétrole avec l’EI. Les deux gouvernements ont pris des mesures pour arrêter ce trafic et sont soutenus par le gouvernement britannique et américain. Quelques intermédiaires ont été arrêtés, mais la corruption reste intouchable au plus haut niveau des gouvernements, comme le révèle Nafeez Ahmed. Ahmed se reporte sur des témoignages de fonctionnaires turcs, kurde et irakiens. Une source anonyme du parti Dawa, au pouvoir en Irak, confirme au journaliste ces agissements. Le plus incroyable est, que l’ancien Ministre de l’Energie Irakien, Hussein al Shahrestani, qui voulait retrouver le contrôle sur les ventes du pétrole et mettre un terme au trafic, fut démit de ses fonctions sur pressions de diplomates américains et britanniques. Son successeur, Adel Abdul-Mehdi gère la situation, qui correspond aux intérêts des investisseurs britanniques et américains dans la région. Les services secrets américains observent jusqu’au plus petit détail ce trafic. Cependant, Erdogan et Obama ont de mauvais rapports. Erdogan fait ce qu’il veut et les américains se soumettent. C’est peut-être ce qui lui a permit de financier son immense palais ? Ces accusations ont également été confirmées par des députés turcs, parmi lesquels un haut fonctionnaire du PM Turc, Ahmet Davutoglu. Il confirme que le soutien de la Turquie, qui a permis aux islamistes ce développement d’une rapidité vertigineuse était lié à la lutte contre Assad.  La Turquie joue double jeu dans sa stratégie avec la Syrie, selon un officiel turc. Si la Turquie soutien les trafics de l’EI, c’est qu’elle croit ainsi pouvoir étendre son influence dans la région. Ali Ediboglu, un député turc avait déclaré l’année dernière que 800 millions de $ de pétrole avait déjà été importés en Turquie. Les bombardements sur des positions de l’EI sont « intervenus trop modestement et trop tard. » Ces bombardements ne visaient en aucune manière la structure globale de l’EI, mais seulement quelques sites choisis. Du bidon, à l’attention des médias et du public auquel on veut tout faire gober. Une analyse d’un chercheur britannique, ainsi qu’un ancien chef de stratégie de la Royal Dutch Shell et professeur à l’Université de Greenwich, Alec Coutroubis, ont étudié à la loupe les routes du trafic de l’EI. Les chercheurs arrivent à la conclusion que le transport du pétrole dans le sud-est de la Turquie, se termine à Adana, ou est situé le grand port pétrolier de Ceyhan. Ils ont comparé les chargements de Ceyhan avec les activités de l’EI. Les auteurs écrivent qu’à chaque fois que les islamistes combattent dans les zones à hauts gisements pétroliers, les exportations à Ceyhan augmentent considérablement. Ce qui démontre clairement l’existence d’une « chaine de livraison illégale » qui transporte le pétrole de l’EI sur les marchés mondiaux. Les chercheurs soulignent que les bombardements US ont tout ciblé, sauf les tankers pétroliers, ou les gisements de pétrole occupés. C’est la raison pour laquelle, le trafic continue sans entrave. La société kurde, The Nokan Group, est soupçonnée de vendre pour le compte de l’EI le pétrole vers la Turquie. Cette société se trouve sous le contrôle du parti irakien, Union Patriotique du Kurdistan (UPK). Dans un courrier à la direction, l’ancien ambassadeur US, Mark D. Wallace, s’est plaint que l’entreprise transporte le pétrole à travers la région kurde,  à partir de la raffinerie Baiji, occupée par l’EI, qui se trouve au nord de Tikrit. Il exigeait de la direction de l’entreprise une position sur ses reproches. Ni l’entreprise, ni l’administration US n’ont réagit à cette alerte.  La société pétrolière anglo-turque, Genel Energy a reçu une commande pour livrer en pétrole les raffineries du groupe Nokan. Cette société est dirigée par l’ancien patron de BP, Tony Hayward et bénéficie du soutien total de parlementaires britanniques. Selon un rapport de la Chambre des Communes, Genel Energy serait la seule entreprise britannique à avoir investi dans la région du Kurdistan. Non seulement cette région possède des réserves gigantesques en gaz, mais aussi environ 45 milliards en barils de pétrole, est également liée à la Libye et au Nigéria. C’est bien la raison pour laquelle cette région est du plus haut intérêt pour Exxon, Chevron, Repsol, Total et les entreprises locales comme KAR et la société anglo-turque, Genel Energy, selon le rapport. Genel Energy est étroitement liée à un groupe de parlementaires britanniques, qui entretiennent depuis longtemps des relations avec l’industrie pétrolière kurde. C’est ainsi que le député conservateur, Nadhim Zahawi a obtenu récemment des participations dans la société et a, en conséquence, profité directement du trafic de pétrole dans la région kurde. Ces réseaux et liens, que l’on pourrait nommer sans se tromper, de corruption, posent la question ; si le financement indirect de l’EI par des entreprises pétrolières britanniques, n’enterrent pas définitivement la « soi-disant guerre contre le terrorisme » ?

Hildegard von Hessen am Rhein

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Cizre 12/01/2016 01:17

Et n'oublions pas Perenco (franco-britanique)...