DONALD TRUMP - THILO SARRAZIN MÊME COMBAT !

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L’hebdomadaire austère et de très grand prestige Allemand, DIE ZEIT, livre une interview que je vous traduis. Ce qui est surprenant est, que cet homme qui vient de la gauche, membre du SPD toujours en place, a les mêmes idées que Donald Trump sur les frontières, les murs et l’immigration. Si je suis emphatique sur cet hebdomadaire, c'est que tout fout le camp. 

Ce qui signifie que les idéologies gôchardes sont mortes et que le bon sens fait place dans les esprits. C’est plutôt une bonne nouvelle car, il n’y a pire que les régimes des partis politiques. Réalisez que Trump est traité de « fascho » et de raciste, membre des Républicains et pareil pour Thilo Sarrazin, lequel vient de la gauche et du SPD en particulier. Ils partagent les mêmes idées, sauf que l'intellectuel qu'est Sarrazin n'a hélas que le pouvoir de conviction sans l'argent et que l'autre a les deux. Il est à espérer que l'un gagne pour que l'autre se voit confirmé en Allemagne et en Europe. Donald Trump est en train d'assassiner le politiqement correct, ce que fait Thilo Sarrazin depuis la sortie de son livre: L'Allemagne disparait, parut en France aux Editions du Doucan. 

Mais, cette interview est particulièrement intéressante car, elle vient contredire certains politiques ignorants, comme Puponi, qui déclare lors d’une interview sur France Inter, (en lien) que les Allemands seraient des exemples concernant l’intégration des envahisseurs. J’ajouterai que depuis l’interview de Sarrazin, les Allemands se rebellent physiquement ici et là, ce qui est totalement passé sous silence par la presse Allemande officielle. Que la criminalité explose, que la police est dépassée, que Merkel se trouve désormais isolée. Que selon moi, l’Europe explosera sur la question migratoire et que l’Allemagne, comme je le dis souvent aura la responsabilité majeure dans cette explosion, que François Hollande de fait rien pour arrêter. Nous nous dirigeons donc vers une balkanisation de l'Europe. Ce n'est qu'une question de temps. 

Cette interview a été réalisée par Tina Hildebrandt et Heinrich Wefing, le 13 septembre 2015. Mon commentaire sur les questions. Elles sont parfois d’une grande sottise et je félicite Thilo Sarrazin de garder patience face à la bêtise journalistique germanique. Indigne d’un média de cette réputation ! Cependant, ce sont les réponses de Sarrazin qui comptent. 

 

Hildegard von Hessen am Rhein

 

DIE ZEIT :       Monsieur Sarrazin, que pensez vous, lorsque vous voyez les images des réfugiés en Europe ?

 

Thilo Sarrazin :          Je ne vois pas ces images, puisque par principe je ne regarde pas les nouvelles. Des images d’êtres humains en détresse sont toujours terribles, que ce soit au Cambodge ou sur une ile du sud. Cependant, j’essaye de ne pas me laisser influencer par des images médiatiques, même vues par hasard.

 

DIE ZEIT :       La différence entre un humain en détresse au Cambodge, ou un humain en détresse à Budapest, Vienne ou Münich, signifie qu’ils nous sont plus proches et que nous pouvons faire quelque chose pour eux. Est-ce une responsabilité différente ?

 

Thilo Sarrazin :          Les humains qui arrivent à l’instant à Vienne ou à Münich ne sont pas dans la détresse, mais en sécurité. Ils ne sont pas menacés physiquement, ils sont nourris et soignés ...

 

DIE ZEIT :       Ils arrivent en Allemagne pour se mettre à l’abri puisqu’ils se trouvaient en situation de détresse avant !

 

Thilo Sarrazin :          Lorsque ces hommes se précipitent sur le route des Balkans, ils viennent d’un Irak du Nord ou d’une Turquie sécurisés. Ils sont sortis de la détresse. S’ils se décident de venir en Allemagne, ce sont pour des raisons bien différentes. Il est simplement plus agréable d’être réfugié à Hannovre qu’à Erbil.

 

DIE ZEIT :       Cette immigration vous fait-elle peur ?

 

Thilo Sarrazin :          Tout ce que j’ai écris dans : "L’Allemagne disparait" se confirme et s’aggrave même.

 

DIE ZEIT :       Par exemple ?

 

Thilo Sarrazin :          La natalité est toujours au plus bas, c’est une situation qui continue.

 

DIE ZEIT :       Les chiffres récents vous contredisent.

 

Thilo Sarrazin :          Ce sont des petits frémissements sans grande conséquence. La radicalisation de l’islam continue, l’éducation est d’une médiocrité béante, le changement de quartiers entiers dans les villes continue. Tout cela va aller en s’accélérant par l’immigration. Dans cet esprit, je suis très inquiet.

 

DIE ZEIT :       Mais si les problèmes d’intégrations sont si dévastateurs que vous le dites, comment expliquez vous cette solidarité du peuple Allemand ?

 

Thilo Sarrazin :          Tout d’abord il est toujours bien que des hommes en aident d’autres. Cependant, la question après la solidarité doit être séparée de la question de ce qui sera de long terme pour notre Etat et notre société.          

 

DIE ZEIT :       Qu’entendez vous par long terme ?

 

Thilo Sarrazin :          Aucun pays au monde ne peut résoudre les problèmes d’un autre pays. Cela doit venir du pays lui même.

 

DIE ZEIT :       Et si cela ne réussit pas, doit-on laisser les gens à leur détresse ?

 

Thilo Sarrazin :          Nous devons protéger notre peuple et notre modèle de société des menaces extérieures. Cela concerne une immigration incontrôlée, massive et de culture différente. D’autre part, le devoir des pays qui vont mal ont le devoir de se développer par eux-mêmes. En 1960, Singapour était plus pauvre que le Ghana. Ces deux pays étaient à l’époque des colonies Britanniques. Comparez aujourd’hui où en sont les deux pays ! Singapour ne doit rien à personne, ni à une autre puissance étrangère qu’à lui-même !

 

DIE ZEIT :       L’on peut discuter sans fin sur les motifs des fuites. Mais comment doit-on agir avec ces gens qui sont déjà là ? Nous attendons 800.000 réfugiés, même plus d’un million uniquement cette année.

 

Thilo Sarrazin :          Je n’ai pas dis qu’il fallait écarter les motifs des fuites, nous ne le pouvons pas. Je parle de la manière dont nous devons nous protéger des suites et de l’état des choses qui prévalent dans d’autres pays. C’est cela qui doit être la priorité.

 

DIE ZEIT :       Mais tous ces gens sont déjà ici et il nous faut nous en occuper !

 

Thilo Sarrazin :          Permettez moi, je vous prie, de ranger différemment les priorités. C’est un scandale d’impuissance politique et de la fantasmagorie que la politique, au bout de 30 ans après le premier accord de Schengen, n’a toujours pas compris que l’on peut éliminer les frontières internes, uniquement, si la frontière externe est sécurisée efficacement. Et, techniquement, cela est possible.

 

DIE ZEIT :       Et comment ça ? Voulez vous installer des clôtures partout et mettre en place des navires de la marine contre les embarcations d’immigrés ?

 

Thilo Sarrazin :          Des murs et des barrières ne sont pas si mal que ça, si l’on veut contrôler les frontières. La Chine a put développer sa culture derrière un mur de 10.000 km et cela durant 1800 ans ! L’empire Romain s’est protégé avec succès durant 400 ans des Germains et autres migrants derrière le Limes. Les civilisations et cultures matériellement avancées, partout dans le monde, ce sont toujours protégées d’immigration massive et non régulée.

 

DIE ZEIT :       Aucun contrôle de frontière fonctionne, mis à part peut-être celles de la Corée du Nord.

 

Thilo Sarrazin :          Certainement. Cependant, aucune personne ne peut pénétrer la Chine, si les Chinois ne le veulent pas.

 

DIE ZEIT :       N’est ce pas l’inverse : Personne ne veut aller en Chine et c’est pourquoi personne n’y va ? Les USA, qui sont pourtant la plus grande puissance militaire au monde, n’arrivent pas à contrôler efficacement sa frontière avec le Mexique.

 

Thilo Sarrazin :          Les Américains empêchent en grande partie une immigration non souhaitée. Ce n’est qu’une infime partie qu’ils n’arrivent pas à maitriser. Cela dit, les Américains n’ont pas notre problème d’immigration de masse. Ils n’ont pas l’Afrique agrippée au dos avec ses 1,2 milliards d’habitants qui deviendront 4,4 milliards en 2100, selon les pronostiques de l’ONU.

 

DIE ZEIT :       Nous ne pensons tout de même pas que des milliards en provenance d’Afrique se mettraient en route, et s’ils le faisaient, aucun mur, aucune barrière ne pourraient les arrêter.

 

Thilo Sarrazin :          Alors il vous faudra étudier un peu l’histoire militaire. Les Britanniques, durant la première guerre mondiale, on réussi, sans radar et cela jusqu’en 1916, sans appui de l’aviation non plus, à se protéger contre les casseurs de bloquade. Vous pouvez toujours me demander ce que je ferai, si j’étais le chef de Frontex avec des moyens politiques et financiers !

 

DIE ZEIT :       Que donc feriez vous ?

 

Thilo Sarrazin :          Je réquisitionnerai chaque bateau, chaque navire. Et si ce n’est pas un navire commercial, je rapatrierai chaque passager à son point de départ, les côtes Africaines, d’ou ils ont embarqué et je détruirai leurs embarcations. Vous pourrez être certains d’une chose, c’est qu’au bout de six semaines, plus personne ne se hasarderait et ils n’y aura plus de « boatpeoples » qui mourraient noyés.

 

DIE ZEIT :       Regardons les choses ainsi : Vous instaurez une frontière sécurisée militairement autour de la zone Schengen. Que faites vous alors des réfugiés de la guerre civile en Syrie ?

 

Thilo Sarrazin :          Par principe, les réfugiés de guerre en provenance de l’Irak et de la Syrie, devraient être accueillis prêt de leurs patries, en Turquie, dans le nord de l’Irak, en Jordanie. Ils pourront plus facilement rentrer chez eux, lorsque la guerre sera terminée.

 

DIE ZEIT :       Ce qui signifie que nous refusons de recevoir les réfugiés de guerre en Europe ?

 

Thilo Sarrazin :          Vu positivement, je veux dire que les réfugiés de guerre doivent trouver refuge au plus prêts des zones de conflits.

 

DIE ZEIT :       Même si ces pays sont totalement surchargés ? La situation au Liban est hautement explosive, la Jordanie est extrêmement fragile et en Irak, il y a la guerre contre l’EI …

 

Thilo Sarrazin :          La Turquie, l’Irak, le Liban, la Jordanie sont des Etats voisins. Il y a aussi les pays du Golfe ou l’Arabie Saoudite qui puent l’argent et ne reçoivent aucun co-religionnaire. Ils sont en première ligne et ont la responsabilité de faire régner l’ordre dans leur région. J’appellerai également d’autres pays Européens à leurs responsabilités. Concernant les nouvelles aides à la Grèce, je ne payerai plus aucun centime, tant que les Grecs n’ont pas accompli leurs obligations concernant les accords de Dublin. Ils doivent mettre en place des camps sur Kos, Rhodes ou ailleurs, mais prêts des frontières. Et l’on doit convaincre la Pologne, la Tchéquie et l’Angleterre, par rapport à leurs populations, de prendre en charge un nombre de réfugiés, comme le font la Suède et l’Allemagne.

 

DIE ZEIT :       Même, vous arrivez à un point, ou il faudra bien s’occuper des gens qui sont déjà en Allemagne.

 

Thilo Sarrazin :          La réponse dépend, si nous partons du fait, qu’ils n’y en ait pas plus qui arrivent, ou si ils seront un million cette année, un million et demi l’année prochaine et l’année d’après cinq millions ! Bon, très bien. Concernant les gens qui sont ici, en Allemagne, l’on doit faire la différence selon leur provenance. Les « réfugiés » en provenance des Balkans doivent immédiatement être renvoyés.

 

DIE ZEIT :       Sans procédures d’asile ?

 

Thilo Sarrazin :          Pour la plupart oui. Ou alors avec des procédures réduites. Les Suisses le font avec succès. Ils n’ont aucun « réfugié » en provenance des Balkans. Pour les autres, l’on fera la différence selon les états en guerre et il restera essentiellement la Syrie. Pour le reste en provenance de l’Erythrée, de la Somalie etc, il y a le soupçon qu’ils sont majoritairement des « réfugiés » économiques. Parallèlement, le droit à l’asile doit être réduit de telle manière, qu’il soit accordé aux activistes politiques, ou des personnes persécutées en cas de génocide, mais pas pour ceux qui sont oppressés dans une dictature ou une démocratie incomplète. Le droit d’asile actuel signifie que 80 % des habitants du monde peuvent venir chez nous à cause de leurs conditions de vie dans leurs pays. Cela n’est pas tenable à la longue.

 

DIE ZEIT :       Pensez vous trouver une majorité pour votre politique ici esquissée ? La serviabilité des Allemands parle contre.

 

Thilo Sarrazin :          Je crois qu’à travers les reportages émotionnels unilatéraux des médias, en particulier la télévision, une énorme pression est exercée sur l’opinion sur cette question. J’ai comme l’impression que la majorité n’ose plus exprimer ses peurs et ses opinions ouvertement. Ce que je peux vous dire, c’est qu’une énorme colère opprimée et une grande frustration animent les gens et que cela ne se concentre pas uniquement sur le Land de Saxe.

 

DIE ZEIT :       Colère et frustration de quoi ?

 

Thilo Sarrazin :          Sur une politique gouvernementale sans conception en Saxe concernant les réfugiés. Savez-vous pourquoi mes thèses rencontrent si peu d’écho auprès de ceux qui gagnent bien leur vie, comme vous, et autant auprès des soi-disant petites gens ?

 

DIE ZEIT :       Nous sommes curieux.

 

Thilo Sarrazin :          Parce que les gens de la base ne se sentent pas menacés par des médecins ou des ingénieurs, mais par des hommes forts, qui ont des muscles qu’ils peuvent mettre au service d’activités simples et ainsi gagner leur vie, réduire les salaires ou même les rendre parfaitement inutiles. Si nous faisons rentrer des millions de migrants prêts à travailler, nous exerçons une pression sans précédent au bas de l’échelle du monde du travail. Cela, les politiques comme Kauder, de Maizière le savent et j’espère Merkel aussi.

Traduction: Hildegard von Hessen am Rhein. 

 

 

 

 

 

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