La Turquie a sonné le glas d’une alliance Russo-Occidentale.

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Il semblerait que les neocons et l’application de leur mortifère doctrine Wolfowitz, est en application visible depuis hier et que la Turquie en soit l’instrument. Il est peu probable que le gouvernement Turc commette un acte de guerre contre un voisin considérablement plus puissant, sans couverture de Washington. Le gouvernement Turc ne brille pas par sa compétence, cependant, même des incompétents ne se mettent pas seuls dans la position de défier la grande Russie.

Si l’attaque était guidée par Washington, Obama aurait-il été dépassé par les néocons qui contrôlent son gouvernement ? Obama fut-il leur complice ?  S’il y a une certitude, c’est que les neocons sont énervés par l’initiative du Président Français de faire alliance avec la Russie contre l’EI. Ils ont très bien put utiliser leurs réseaux en Turquie, afin de provoquer un événement que Washington pourrait utiliser afin de mettre fin à l’idée d’alliance avec la Russie. La complicité de Washington n’est pas à exclure. Autre possibilité, la Turquie a voulut se venger des bombardements Russes sur leurs camions-citernes transportant le pétrole de l’EI et perturber leurs affaires lucratives.

Si l’attaque avait un aspect privé ou semi-privé, dont l’origine serait armée et gangsters, le président Turc aurait-il défendue l’attaque sous le faux prétexte de « défense nationale » ? Personne ne peut croire qu’un seul chasseur Russe porte atteinte à la sécurité de la Turquie. Il ne faut pas espérer que la presse approfondisse la question. J’ai regardé la conférence de presse Obama concernant le chasseur Russe. Il parlait de « rebelles Syriens modérés », ce qui désigne tous les groupes djihadistes extrêmistes comme Al Nosra et Daesh, qui sont justement la cible des Russes. Seul Assad serait extrêmiste. Obama est dans la pure ligne des néocons en déclarant que « Assad a trop de sang sur les mains pour l’autoriser à rester en poste ». Obama n’est pas précis concernant « le sang sur les mains de Assad ». Nous le déduisons.

Le sang est celui de l’EI et de ses forces qui combattent l’armée Syrienne. Mais Obama élude la question du sang sur les mains de l’EI, même quand la presse rapporte les horreurs de l’EI avec lesquels Obama s’allie. Parlons du sang sur les mains d’Obama. Ce sont des fleuves de sang. Le sang de pays entiers. La Lybie, l’Afghanistan, le Yemen, la Syrie et celui des Russes d’Ukraine que le gouvernement caniche de Kiev a fait couler. Si le sang sur les mains d’Assad le disqualifie de rester en poste, de plus grandes quantités de sang disqualifient tout autant Obama. Comme Cameron, Hollande, Merkel. Durant le temps de ces conflits orchestrés par Washington, le gouvernement Russe adoptait une attitude raisonnable et répondait de manière diplomatique à toutes les provocations. La Russie s’est fiée aux gouvernements Européens, estimant que l’Europe ne bénéficiait en rien des conflits générés par Washington. Seulement, l’Europe a prouvé n’être qu’un vassal US, non des pays indépendants, capables de politiques étrangères. Dans sa campagne contre l’EI en Syrie, le gouvernement Russe a fait confiance aux accords avec les pays de l’OTAN qui précisent : « aucun engagement dans les airs ». La Turquie vient de violer cet accord. C’est désormais peu probable que le gouvernement Russe accorde davantage sa confiance dans la parole de l’Occident et sa diplomatie. Le gouvernement Russe, ainsi que le peuple Russe vont sentir ce que signifie la doctrine Wolfowitz qui s’applique de plein fouet contre leur pays. Cette Russie qui est en train de comprendre que les caniches US de Kiev refusent l’arrêt du conflit. Outre que Washington a toujours annoncé que son but est de renverser Assad, non l’EI. Malgré l’attaque attribuée à l’EI que vient de subir la France, l’Amiral John Kirby maintient, que la Russie ne peut être membre d’une coalition contre l’EI, tant qu’elle soutiendra Assad.

L’attaque sur son chasseur a probablement sauvé le gouvernement russe d'une coalition dans laquelle la Russie aurait perdu le contrôle de sa guerre contre l’EI. Elle aurait dû accepter la destitution d'Assad. A chaque étape, le gouvernement Russe avait des cartes puissantes en main qu’il n’a pas utilisé, faisant confiance à la diplomatie. La diplomatie est désormais morte. Si la Russie ne rejoint pas le vrai jeu et déploie enfin ses puissantes cartes, la Russie sera vaincue.

Hildegard von Hessen am Rhein

 

 

La Turquie a sonné le glas d’une alliance Russo-Occidentale.La Turquie a sonné le glas d’une alliance Russo-Occidentale.

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