L’hypocrisie de la générosité onctueuse des fêtes de fins d’années.

Publié le par Copyright: toute reproduction des articles doit mentionner le nom de Hildegard von Hessen am Rhein.

Inutile de zapper de station de radio en station de télévision pour essayer de trouver quoi que ce soit qui ne fasse buter sur un Noël disparut et transformé depuis la seconde guerre mondiale, en grande orgie Occidentale de la consommation américanisée. Disparu Tino Rossi, remplacé par « Gigle bells ». Pas que l’un soit mieux par rapport à l’autre, mais bien la confirmation que les US ont la main mise « culturelle » sur le consumérisme mondialisé. Même en Asie ou en Afrique non musulmane, les rengaines Américaines ont droit de citée. Maintenant, le cirque va continuer pour passer d’une année à l’autre, ou l’on nous montrera les festivités mondialisées, les masses d’esclaves réjouis béatement par le temps qui passe, verre ou bouteille à la main, consommation oblige.  

Esclaves du monde, consommez jusqu’à plus soif, jusqu’à l’indigestion annuelle. Faites marcher les marchés financiers, videz les rayons, rendez vous malades, l’industrie pharmaceutique a veillé pour vous remettre en état de marche. Pour ce faire, lumières et enchantements manipulateurs, venus effacer toute spiritualité qui pourrait vous faire réfléchir, vous recueillir, pour seulement cinq minutes. Cinq minutes de trop, qui feraient craindre aux commerçants mondialisés une perte de leur chiffre d’affaire le plus important de l’année. 

Pour échapper au matraquage internationalisé, esprit encore libre, il suffira d’éteindre les instruments de propagande pour se consacrer à la lecture, l’écriture, l’audition de musique de votre propre choix, ou toute autre occupation distancée de cette hypocrisie onctueuse de fin d’année, ou l’on vous bassine sur les pauvres, trémolos dans les gorges des commentateurs et autres animateurs. C’est l’heure du rendez-vous de la compassion chrétienne généralisée. L’heure de la culpabilité.  Petit reste d’histoire biblique, dont l’essentiel est oublié en faveur des nouvelles tables de la loi de la consommation. Il faut ce qu’il faut pour faire encore illusion face aux hordes de pauvres, de plus en plus nombreux à travers le monde et qui vous crèvent les yeux, au point qu’il est impossible de les ignorer. 

Ces pauvres, désignés dans la novlangue de « démunis ». Ces pauvres qui ne font plus que survivre, au point, que l’on se demande les raisons qui les poussent à vouloir survivre à tout prix, alors que mourir serait la délivrance définitive à leurs souffrances. Puisqu’ils sont inutiles, qu’ils crèvent une fois pour toute ! Faites de la place ! La terre que vous polluez de votre présence ne vous supporte plus. 

5% de l’humanité qui détient en ses mains toutes les richesses mondiales et qui maintient le reste en esclavage pour accumuler toujours davantage, somme ses animateurs, en cette période de « fêtes de fin d’année », de « s'émouvoir », lorsque quelques gueux, moins résistants que d’autres, trépassent de froid ou de chaud, de faim ou de soif dans les rues, quand personne ne s’offusque de la longévité des « Restos du Cœur » ou autres organismes de charité, devenus instruments de mesure de l’impéritie des politiques corrompus au capitalisme sauvage, hypocritement montré du doigt sans jamais être régulé. Il faut ce qu’il faut ! Une fois par an, ça suffira pour faire illusion. « Artistes » et autres « commentateurs », sans oublier l’église, remplis de compassion hypocrite, valets des 5% de détenteurs des richesses, sont prié de se mobiliser et montrer « l’exemple » ! Emballez la merde dans un papier de soie … Le Pape François sait très bien vous montrer le chemin de la compassion sélective, quand les chrétiens d’Orient se font massacrer, exterminer, dans l’indifférence par un vieil ennemi qui a reprit des couleurs. N’est-ce pas là le théâtre de l’hypocrisie de la générosité onctueuse des fêtes de fin d’année ?

Hildegard von Hessen am Rhein

L’hypocrisie de la générosité onctueuse des fêtes de fins d’années.

Commenter cet article