CES ÉGLISES DE CHAIR QUE SONT LES FEMMES ....

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Ici, Richard Millet, nous livre un remarquable texte sur le nihilisme qu'il estime être Satan. Je ne suis pas athéiste, mais agnostique, car je ne saurai me résigner à rien.

Hildegard von Hessen am Rhein

 

Profanations

10/02/2016

Chronique n° 52.

Champigny-sur-Marne, Lacanau, Valenciennes, Sufflenheim, Villeneuve-L’Archevêque, Dole, Guingamp, Sainte-Geneviève-des-Bois, Peltre, Muzillac, Portet-sur-Garonne, Delle, Sarpourenx, Apremont, Buhl-Lorraine, Le Havre, Paris, Cormeilles-en-Parisis, Saint-Anne de la Réunion : ce sont les villes et villages dans lesquels, du 1er au 30 mai de l’année dernière, dans des églises catholiques, ont eu lieu des actes de vandalisme, incendies, pillages, profanations, accueillis par le grand silence des médias qui, dans le même temps, s’émeuvent de la recrudescence des  « actes islamophobes », en France, tout en se pâmant quotidiennement devant les « migrants » qui déstabilisent Calais et une grande partie de l’Europe… Depuis, le nombre des profanations (et des « réaffectations culturelles » d’églises dé-consacrées) n’a fait que croître, tout comme le silence général et, pis : l’indifférence des Français, prétendus catholiques, ou chrétiens par le baptême, pour ne point parler de ceux qui lorgnent sur le bouddhisme, les sectes, ou qui se veulent furieusement athées.

Cette grande pitié des églises de France, pour reprendre un titre de Barrès (écrivain décrété illisible par le gauchisme culturel d’Etat) est un des scandales de notre temps, et une des manifestations de la guerre civile en cours ; un scandale d’autant moins notable que le Culturel a fait de la profanation, notamment en art, un des axiomes de la liberté contemporaine – qu’il vaudrait d’ailleurs mieux nommer libertarisme. Je prête au mot scandale un sens plus fort que celui qu’il a dans le Spectacle. Profaner une église (ou un cimetière catholique – ces derniers n’étant, hélas, pas en reste), est d’avance « excusé », voire « toléré » par le psychologisme qui explique par le mal-être adolescent le recours à ce satanisme somme toute soft. Nous y entendons autre chose, nous autres catholiques qui ne nous couchons ni devant le pouvoir culturel ni devant l’islam ; il s’agit là d’infamie: celle d’un minable athéisme qui se meut entre la laïcité, le matérialisme et un satanisme que le Système a tôt fait de ranger au rayon de la mode gothique ou punk – une pratique culturelle comme les autres, qu’il s’agirait simplement de mieux « encadrer ».

Autant nier, une fois de plus, la souveraineté du nihilisme. Nous savons que Satan n’est ni une névrose ni un personnage de bande-dessinée, et qu’il est d’autant plus présent que le nihilisme est un de ses chefs-d’œuvre, dont le triomphe en Europe et dans une grande partie des Amériques est manifeste.

            Satan est à l’œuvre dans toute profanation d’église comme dans le silence de ceux qui excusent les profanateurs, ou s’en réjouissent secrètement, ou ferment les yeux au nom de la paix civile, des « valeurs républicaines », de la post-religion laïque, détournant le regard lorsque des Femen (forcément sympathiques, car « femmes » et « rebelles ») profanent Notre-Dame ou la Madeleine….

 

            J’ai récemment vu, en Syrie, ce que les profanateurs islamiques ont fait dans le village chrétien de Maaloula, au nord de Damas : églises brûlées, icônes martelées, fidèles enlevés ou tués. Comment ne pas comprendre qu’il s’agit, chez Daech comme chez les petits profanateurs européens, du même geste ! Un jeune sataniste ne diffère guère d’un musulman embrigadé, d’un crétin déculturé athée, ou de Pierre Bergé qui souhaite éradiquer les fêtes chrétiennes du calendrier : tous complices du terrorisme islamique, avec ces cathos de gauche qui ne font pas sonner les cloches des églises de peur de déplaire aux mahométans ; il faut leur ajouter, je le rappelle, les indifférents (l’indifférence étant un des attributs de Satan, comme l’indulgence *), et aussi les mauvais écrivains, ils sont légion, qui se livrent chaque jour au djihad contre la langue et  l’héritage chrétien, et, enfin, ces migrants qui ne se contentent pas de passer les frontières mais violentent ces églises de chair que sont les femmes européennes.

Richard Millet

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