Churchill plus proche d'Hitler que les historiens ne veulent l'admettre.

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Sir Winston Churchill était habité des mêmes idées que son contemporain Adolphe Hitler.

C’est parce que dimanche, le 24 janvier 2016 marquait l’anniversaire de la mort du plus « totemisé » des leaders du monde occidental, Sir Winston Churchill, que le PM britannique, David Cameron, a désigné comme « le plus important PM qui n’a jamais existé » et que les britanniques l’ont élu comme le « le plus grand britannique jamais sur terre », que Garikai Chengu a publié ce texte iconoclaste sur ce personnage, Sir Winston Churchill. Un texte qui a attiré non seulement mon attention, mais aussi ma réflexion et enfin mon adhésion.

La raison en est, mon expérience personnelle. Lorsque je fus invitée officiellement par le gouvernement Moubarak, dans les années 90 au Caire, pour leur présenter un projet culturel, je fus entre autres Ministres, reçue par Nabil Osman, alors Ministre de l’Information. Au détour de notre conversation, nous en arrivions à évoquer la colonisation britannique et française en Egypte. Nabil Osman me dit alors une chose surprenante, qui sonne encore dans mes oreilles tant d’années après :

« Les britanniques se sont imposés par la fureur et le sang, les français, même si Napoléon a brisé le nez du sphinx de Gizeh, se sont imposés par la culture. Et longtemps encore, les égyptiens rêvaient en français, alors qu’à la pensée des britanniques, ils s’éveillaient en sueur, terrorisés. » C’est la raison pour laquelle je donne beaucoup de crédibilité au texte de Garikai Chengu, qui cite des références incontestables, tout en me posant la question sur ce que représente la France de François Hollande encore aujourd’hui dans le monde …

Cette histoire, dont il est question ici, est inscrite dans les manuels scolaires britanniques, qui présentent Churchill comme un bulldog,  doté d’une bravoure et un patriotisme sans précédent. Lui, qui a vaincu les nazis durant la seconde guerre mondiale et à répandu la civilisation aux indigènes dans tous les coins du monde. Ce qui historiquement est très éloigné de la vérité.

Garikai Chengu est diplômé de l’Université de Harvard, auteur pour le Foreign Policy Journal, Global Research et autres sites alternatifs significatifs.

Il nous livre ses vues très décalées et hautement politiquement incorrectes sur Winston Churchill, en y apportant des citations de ce dernier, qui viennent étayer ses recherches. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elles vont à l’encontre de la statue que l’occident lui a érigée. Ce qui n’est pas fait pour me déplaire car, j’aime assez que l’on fasse tomber des « géants » de leur piédestal, surtout, lorsque les analyses sont recoupées de faits historiques que l’on aime à dissimuler au grand public, mais que chacun peut trouver finalement sur le net.  

J’ai une réserve sur la fin du texte, empreint de racisme à son tour, alors que la Grande Bretagne d’aujourd’hui montre une propension certaine au multiculturalisme et au communautarisme.  A tort ou à raison, c'est un autre problème. L’auteur devient de mauvaise foi. Mais, personne n’est parfait.

Je vous en livre ici le texte, que je me donne la peine de traduire bénévolement, à votre réflexion., espérant que vous comprendrez que c'est un travail de quelques heures, afin que vous soyez à votre tour informé. Vous trouverez le texte original en lien sur le Global Research.

Hildegard von Hessen am Rhein

 

Titre :

 

Winston Churchill : Le « plus grand lion » que la Grande Bretagne n’a jamais connu, laisse derrière lui un héritage de conflits mondiaux et de crimes contre l’humanité. 

«  Pour une vaste majorité du monde, celui où le soleil ne se coucha jamais, l’Empire Britannique, Winston Churchill reste le grand symbole du racisme de la tyrannie de l’impérialisme occidental, qui se trouvait du mauvais côté de l’histoire.

Le mythe de Churchill est le plus grand instrument de propagande de la Grande Bretagne, car il réécrit la vraie histoire de Churchill, dans le but de blanchir les crimes passés contre l’humanité de la Grande Bretagne. Le mythe de Churchill perpétue également la politique néocoloniale et néo-libérale toujours en vigueur de nos jours et qui frappe un grand nombre de peuples de ce monde, que Churchill est supposé avoir aidé à se civiliser. Ce même homme, dont l’image policée est placée sur les cheminées comme le symbole de tout ce qui est grand en Grande Bretagne, était un raciste et suprématiste de la race blanche sans aucune repentance.

Un jour il braillait : « Je hais les indiens, c’est un peuple bestial avec une religion bestiale ». Et sur les palestiniens il déclara sans détour : « des hordes barbares qui bouffent de la bouse de chameaux. »

Voici ce qu’il déclarait en 1937 devant la Commission Royale de Palestine :

« Je n’accepte pas par exemple, que grand mal fut fait aux indiens d’Amérique ou aux noirs d’Australie. Je n’admets pas que mal leur fut fait, du fait qu’une race plus forte, une race supérieure et plus est, une race littéralement plus intelligente pour le dire clairement, soit arrivé pour prendre leur place. »

C’est donc sans surprise que, lorsque Obama devenu Président, ce dernier a retourné à la Grande Bretagne, le buste de Churchill qu’il a trouvé en entrant dans le bureau oval.

Selon l’historien, Johann Hari, le grand-père kenyan d’Obama, Hussein Onyango Obama, fut emprisonné sans autre procès, durant deux ans et torturé, sous l’observation de Churchill, pour avoir osé résister contre l’empire de Churchill.

Mis à part être un raciste jamais repenti, Churchill était aussi un ardent partisan de l’usage du terrorisme comme arme de guerre.

Durant la rébellion kurde de 1920, contre la dictature britannique, Churchill faisait remarquer, qu’il ne comprenait pas la « délicatesse exagérée » qui environnait l’utilisation du gaz par la très civilisée Grande Bretagne comme arme de terreur.  « Je suis résolument en faveur de l ‘utilisation du gaz contre ces tribus non civilisées, cela répandrait une vive terreur » a-t-il déclaré. 

C’est la même année, qu’en tant que Secrétaire d’Etat à la guerre, Churchill envoya les "infâmes noirs et bronzés" se battre contre l’IRA. Ces groupes étaient connus pour leurs attaques terroristes brutales sur les civils, ce que Churchill laissait faire et encourageait.

Alors que les britanniques d’aujourd’hui célèbrent l’héritage de Churchill, un autre monde, ailleurs que l’occident, déplore l’héritage de cet homme qui soulignait que c’était le devoir solennel de la Grande Bretagne, d’envahir et piller des terres étrangères car, selon les propres mots de Churchill : « le stock d’aryens britanniques est destiné à  triompher ».

L’héritage de Churchill en Asie, au Moyen Orient, au sud de l’Asie et en Afrique, n’est certainement pas celui d’un « cœur de lion » britannique, qui avait l’intention de répandre la civilisation parmi les autochtones du monde. Pour les peuples de ces régions, l’impérialisme, le racisme et le fascisme d’un homme comme Winston Churchill doivent être condamnés pour avoir été fondateurs des instabilités et des conflits en cours actuellement dans le monde.

Comme Churchill le fanfaronnait lui-même, il a « créé la Jordanie par un trait de crayon, un dimanche après-midi » et précipita par la même occasion un grand nombre de jordaniens sous le joug brutal d’Abdallah, un Prince hachémite sans trône. L’historien, Michael R. Burch, rappelle les énormes zigzag sur la frontière "est" de la Jordanie avec l’Arabie Saoudite, désignés comme « les hoquets de Winston » ou « les éternuements de Churchill » qu’il dessinait sans aucune précaution après un déjeuner bien arrosé.

C’est également Churchill qui inventa l’Irak. Après avoir donné la Jordanie au Prince Abdallah, Churchill, le grand défenseur de la démocratie qu’il était, accorda au frère du Prince Abdallah, Faysal, une partie de désert qui deviendra l’Irak. Faysal et Abdallah étaient des copains du copain de Churchill, T. E. Lawrence, le fameux "Lawrence d’Arabie". Tout comme les actions maladroites en Irak du « grand empire d’aujourd’hui », la politique étrangère impériale de Churchill a causé des décennies d’instabilités en Irak, par l’encadrement arbitraire de trois groupes ethniques qui n’ont cessé de se combattre mortellement depuis. Churchill a décidé de forger un ensemble en Irak, les ottomans vilayets de Bassora, qui étaient à prédominance chiite, Bagdad qui était sunnite et Mossoul, majoritairement kurde.

Si vous demandez aujourd’hui à n’importe qui en dehors de l’Irak, qui est responsable du chaos en Irak aujourd’hui, on vous répondra soit Bush, soit l’Amérique.  Mais, si vous posez la question aux irakiens sur la responsabilité concernant les problèmes de l’Irak depuis le dernier demi siècle, l’on vous répondra tout simplement : « Churchill ».

Winston Churchill a convoqué une conférence au Caire en 1912, afin de déterminer les frontières du mandat britannique au Moyen Orient et T.E Lawrence en était le plus influent des délégués. Churchill n’a pas invité un seul arabe à cette conférence, ce qui est choquant mais sans surprise, puisqu’il mentionne dans ses mémoires qu’il n’a jamais consulté les arabes concernant ses plans les concernant.

Les frontières dessinées dans le sable de manière arbitraire par l’impérialisme churchillien ne pouvaient pas résister aux défis du temps.

Jusqu’à nos jours, les actes de Churchill ont fait abstraction des jordaniens, des irakiens, des kurdes et palestiniens et tout ce qui ressemble à une vraie démocratie et stabilité nationale.

L’insoluble conflit israélo-palestinien peut aussi être imputé à Churchill lorsqu’il logeait au 10 Downing Street et à ses décisions de rendre « la terre promise » aux deux, aux arabes et aux juifs.

Churchill a contribué à ce que la déclaration Balfour de 1917 prenne effet,  qui exprima le soutien de la Grande Bretagne à la création d’un Etat juif, dont le résultat est la plus grande erreur de la diplomatie britannique au Moyen Orient.

L’héritage de Churchill en Afrique subsaharienne et en particulier au Kenya, est également une plaie ouverte, si bien physique que physiologique encore endurée de nos jours.

D’une plus grande conséquence à la vérité et à l’histoire, devrait être les actions d’un homme et non simplement ses mots.

Alors que Churchill est l’homme le plus cité en langue anglaise, particulièrement sur les sujets concernant la démocratie et la liberté, la vraie histoire parle d’un homme, duquel les actions sont contraires, selon les mots mêmes de Churchill : « des tas de jolies petites guerres contre des peuples barbares ».

L’une de ces guerres, lorsque les kikouyous kényans se rebellèrent pour leur liberté, Churchill les désignait comme « des enfants sauvages et brutaux » et emprisonnait 150.000 d’entre eux dans les « goulags britanniques ».  

L’historienne, lauréate du Prix Pulitzer, Professeur Caroline Elkins, met en exergue les crimes de Churchill au Kenya dans son livre : « Britain’s Gulag ; The Brutal End of Empire in Kenya ». -   « Le goulag britannique ou la fin brutale de l’empire au Kenya » - Le Professeur Elkins décrit comment les soldats de Churchill «  cravachaient, fusillaient, brûlaient et mutilaient les suspects Mau Mau », tout cela au nom de la « civilisation » britannique.

L’on dit que le grand-père du Président Obama, Hussein Onyango Obama, ne s’est jamais vraiment remis des tortures que les hommes de Churchill lui infligèrent. Le Prix Nobel d’Economie, Amartya Sen a prouvé qu’en 1943, au Bengale, Churchill a mis en place la pire des famines dans l’histoire humaine pour le profit. Plus de 3 millions mourraient de faim, alors que Churchill refusait d’envoyer toute aide alimentaire en Inde. Au lieu de cela, Churchill trompetait que : « la famine est de leur faute, puisqu’ils respirent comme des lapins ».

Churchill stockait intentionnellement le grain pour le vendre avec profit sur les marchés ouverts, après la seconde guerre mondiale, au lieu de le distribuer aux habitants qui mourraient de faim dans une nation contrôlée par la Grande Bretagne. Les actes de Churchill en Inde sont sans conteste des crimes contre l’humanité.

Churchill était aussi le plus grand défenseur en Grande Bretagne de la politique du "diviser pour mieux régner".

L’administration de Churchill a délibérément créé et exacerbé les divisions sectaires en Inde, au sein du mouvement d’indépendance même, entre les indiens hindous et musulmans, aux effets dévastateurs encore aujourd’hui. Avant l’indépendance de l’Inde, Churchill s’empressait de voir l’éruption de carnages en Inde, afin de faire valoir que la Grande Bretagne serait alors bénévole « à maintenir la cohésion de la nation ». Pour Churchill, un carnage avait l’avantage stratégique de mener à la partition entre l’Inde et du Pakistan. L’espoir de Churchill résidant à ce que le Pakistan resterait dans la sphère d’influence britannique. Tout ceci, favoriserait en retour, le grand jeu contre l’empire de l’Union Soviétique, peu importe le coût en vies innocentes indiennes et pakistanaises. La partition de l’Inde avec le Pakistan a causé la mort de 2,5 millions de gens et déplacé quelques 12,5 millions d’autres ! Selon l’écrivain, Ishaan Tharoor, le propre Secrétaire d’Etat de Churchill pour l’Inde, Leopold Amery, comparait la compréhension de son patron de l’Inde, avec l’apathie du Roi Georges III pour les Amériques.

Dans son journal, Amery révèle que : « sur le sujet de l’Inde, Churchill semble en confusion » et, « je ne vois pas de différence entre lui et Hitler. »

Churchill avait plus en commun avec Hitler que la plupart des historiens anglais ne veulent bien l’admettre. Par exemple, Churchill était un ardent défenseur de l’eugénisme, ce qu’il avait en commun avec le leadership nazi, lequel est estimé avoir tué 200.000 infirmes et probablement stérilisé le double. Churchill a en effet rédigé une loi hautement controversée, dans laquelle est indiqué que les malades mentaux doivent être stérilisés de force. Dans une note au Premier Ministre, en 1910, Churchill cautionne que : « la multiplication de malades mentaux est un terrible danger pour la race. »

Churchill a également aidé en 1912, à l’organisation de la Conférence Internationale sur l’Eugénisme, qui fut le plus important rassemblement des défenseurs de l’eugénisme dans l’histoire. Churchill était convaincu depuis longtemps sur la hiérarchie des races et de l’eugénisme.  Selon Churchill, les blancs protestants étaient au top de la pyramide, au-dessus des blancs catholiques, des blancs juifs et les indiens étaient à peine un peu plus élevés que les africains. L’historien, Mr. Hari, pointe que : « le fait que nous vivons désormais dans un monde ou une Inde indépendante et libre devient une super puissance qui est en train d'éclipser la Grande Bretagne, que le petit fils d’un « sauvage » kikouyou soit devenu l’homme le plus puissant du monde, est une négation de Churchill et de ses thèses les plus ignobles."

Tandis qu’aujourd’hui l’on célèbre les discours de Churchill, que les médias britanniques et les livres scolaires ont seulement choisi de rendre hommage au Churchill vainqueur de la dictature en Europe, le reste du monde ne peut non plus oublier Churchill et sa dictature sur des peuples extra européens.

Loin d’être le cœur de lion de la Grande Bretagne, qui défendait les remparts de la civilisation, Churchill était trop souvent du mauvais côté de l’histoire.

Churchill est en effet le plus grand des britanniques qui n’a jamais existé, car, durant des décennies, le mythe de Churchill a servit d’outil à la plus grande propagande de la Grande Bretagne, dans le but de promouvoir la fierté blanche et glorifier la culture impériale britannique.

Garikai Chengu, Université de Harvard

Traduction: Hildegard von Hessen am Rhein

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penserendlibre 08/03/2016 20:11

Ceci n'est qu'une face, certes cachées de nos jours car politiquement incorrecte, de Churchill. Mais il y a l'autre réalité. Churchill a très tôt été rattrapé par les Sionistes. La grande-Bretagne fut la première forteresse de ce groupe de suprémacistes raciaux et de criminels (Il faut écouter la brillante conférence de Pierre Hillard à ce sujet http://metatv.org/pierre-hillard-histoire-secrete-de-loligarchie-anglo-americaine).
Alors son discours changea du tout au tout. Votre auteur n'en parle pas car son sujet d'intérêt est le racisme (anti) blanc qu'il désire mettre en exergue. Mais il oublie dans la carrière de Churchill le plus important ; c'est sa lutte contre le seul État qui s'opposait au suprémacisme sioniste.
Et c'est quand même cela l'apport le plus important et décisif de Churchill et pas les déclarations sans lendemain.
Si votre auteur voulait réellement dénoncer un racisme qui est toujours d'actualité et qui domine le monde aujourd'hui, ce serait de parler du racisme de la foi mosaïque.
Mais il est vrai que dénoncer les morts et travestir le passé , surtout si cela va dans le sens du politiquement correct, est moins risqué que de mettre en cause la secte la plus puissante et la mieux organisée au monde et qui réprime sévèrement, par des lois liberticides, toute tentative de lever le voile du mensonge autour d'elle.