Richard Millet où, quand on a plus rien à perdre. Magistral !

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Chronique n°54

 

Solutions

 

Pendant que les Oscars couronnent un film anticatholique et les Césars un long métrage pro-musulman, l’Etat islamique et les rebelles syriens prétendus modérés (en vérité des Frères musulmans dont on sait ce qu’ils feraient des chrétiens et des alaouites, s’ils prenaient le pouvoir) continuent de jeter sur les routes des milliers de « migrants » qui ne sont pas tous syriens, il s’en faut, ni des réfugiés de guerre, mais plutôt des migrants économiques qui vont s’entasser à Calais, où ils rechignent à vivre dans de luxueux conteneurs, tandis qu’à l’autre bout de l’Europe, leurs confrères tentent de forcer à coups de barres de fer les frontières de la Macédoine et d’une Europe tétanisée par le politiquement correct et qui préfère museler les rares intellectuels à rappeler que ces migrants sont presque tous musulmans, donc in-intégrables, et un danger majeur pour l’Europe.

          Le musellement a lieu soit directement, devant les tribunaux ou par licenciement, soit de façon plus large, comme c’est le cas, aujourd’hui, lorsqu’un rapport du Conseil de l’Europe déplore la « banalisation du racisme » en France, ou qu’Amnesty international critique l’attitude de la France dans la « gestion » de la question migratoire à Calais, où un contingent d’acteurs anglais bobos s’est récemment rendu pour lire des poèmes à des « réfugiés » qu’ils dérangeaient dans leurs trafics… Toujours la même culpabilisation : le seul racisme, en France, est, on le sait, le fait de musulmans qui, refusant de s’intégrer et préférant la délinquance à l’assimilation, désignent les « Blancs » comme seuls coupables de racisme.

            Et pourtant, la coalition prétend toujours combattre l’islamisme « à sa source », en Irak, en Syrie, et en Afrique, malgré la défection du Canada, ordonnée par l’ineffable Justin Trudeau, l’un des pires pro-musulmans du monde occidental, qui a donc retiré ses avions de combat du théâtre des opérations pour se consacrer pleinement à la soumission de son pays au multiculturalisme le plus radical.

            Deux idées d’armes nouvelles me sont venues, cette nuit, au cours d’une insomnie due aux conflits qui m’opposent à une puissance éditoriale et à la maladie. La première permettrait de résoudre la crise des ordures ménagères dont le Liban est affecté, depuis des mois : après la rupture de son contrat avec la société qui se chargeait de leur ramassage, les déchets s’entassent dans Beyrouth et sa banlieue, menaçant non seulement la santé publique mais aussi la vie politique d’un Etat dont ces déchets sont devenus la triste métaphore. Il était question d’exporter ces ordures en Russie par les soins d’une entreprise britannique ; il semble que le projet soit abandonné. Pourquoi ne pas dès lors affréter des avions cargos et larguer les ordures sur Raqqa, Mossoul et d’autres villes tenues par les djihadistes ? La peste qui en résulterait serait, n’en doutons pas, plus efficace que les obus occidentaux. Les populations se révolteraient, les combattants tomberaient malades, le Démon trouverait si fort à se réjouir qu’il abandonnerait ses suppôts.

Dans le même ordre d’idées, on pourrait aussi parachuter sur ces villes maudites un fort contingent de romancières françaises post-littéraires. Je ne donnerai pas de noms : c’est dangereux, en ces temps de restriction de la liberté de la presse ; et les lecteurs (il en reste encore, qui refusent de lire les suppléments littéraires interchangeables et consensuels des quotidiens) savent où se trouve la vraie littérature. On imagine la déroute de Daech devant ces furies narcissiques et vigilantes, qui mettraient le feu aux poudres coraniques et sexuelles, et trouveraient là matière non pas à de futurs romans (elles n’auraient plus le temps d’y songer) mais à se régénérer en soignant la population contaminée par les ordures, une fois les djihadistes enfuis ou soumis au grand pouvoir féminin occidental.

— Pourquoi des femmes ? Etes-vous donc misogyne ?

— Mais non, vous le savez bien. On pourrait aussi y envoyer des romanciers, mais ils ne sont pour la plupart que des femmes comme les autres, en outre presque tous pro-musulmans, donc susceptibles de se soumettre et de grossir d’une façon ou d’une autre les rangs des djihadistes.

 Au moins cette solution débarrasserait-elle la littérature française de ses déchets les plus nocifs. Un songe écologiste, somme toute.

 

Richard Millet

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