Premier discours magistral sur la politique étrangère de Donald Trump !

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Comme la célèbre journaliste, Ann Coulter, avec laquelle je twittais durant l’intervention Trump, je suis enthousiaste de la prestation de Trump. Nous étions toutes deux impressionnées. Tout à fait brillant. N'en déplaise aux esprits chagrins du politiquement correct. 

Après sa spectaculaire victoire au :

Connecticut 57.7%

Delaware : 60.8%

Maryland : 54.4%

Pennsylvania : 56.7%

Rhodes Island : 63.8%

Il nous tint un discours devant un parterre de personnalités qui comptent aux Etats Unis. Le ton apaisé, tout en restant lui-même, il exposa calmement ce que serait sa politique étrangère, s’il devait devenir président.

J’étais éblouie d’entendre l’absolu contraire de 24 ans de politique américaine depuis les Clinton, jusqu’à Obama.

Donald Trump est le premier candidat à concourir à la plus haute fonction en déclarant ouvertement que l’Amérique est sur le déclin.

« Make America Great Again » ! Cette exclamation lancé des milliers de fois depuis qu’il est en campagne, est destinée à faire en sorte que personne ne puisse manquer l’aspect hyperbolique de son message, de rendre à ce pays sa gloire passée, que 24 ans d’administrations de Clinton, Bush, Obama ont détruit, par les guerres en Yougoslavie, Afghanistan, Irak, Lybie, Syrie et qui ont déstabilisées le monde. Avec emphase, il commençait son discours en déclarant que l’Amérique avait sauvé le monde durant la seconde guerre mondiale, ce que j’ai trouvé limite, car il aurait dû mentionner que les vrais vainqueurs étaient les Russes qui durent combattre 80% de l’armée nazi, alors que les alliés occidentaux, à savoir le reste du monde n’avait qu’une petite partie à vaincre, que sans les Russes, l’Europe serait aujourd’hui peut-être nazi. Cela pour remettre l’histoire en perspective.

En tout état de cause, Trump est le premier leader potentiel américain, à ne pas insister que les Etats Unis sont la « seule » super puissance de la planète terre, qu’ils sont une « nation exceptionnelle ». Ses déclarations sont tout le contraire. L’Amérique est tout, sauf exceptionnelle et indispensable, ou grande, c’est pourquoi, il se pose à lui seul de la rendre « grande à nouveau ». Dans cette revendication se trouve une curiosité, laquelle serait considérée devant un tribunal comme la reconnaissance de culpabilité. Cela souligne aussi que, si un homme est autorisé à entrer dans la Maison Blanche en janvier 2017, ce pays deviendrait différent, ce pays qui n’est plus grand aujourd’hui et qu’admettre cela aujourd’hui est quelque chose de nouveau dans le paysage politique américain.

En d’autres mots, Donald Trump, est la seule personne qui se présente ouvertement, sans excuses sur la plateforme du déclin américain.

Je me permets de repiquer le programme de Trump qu’a fait l’ami Jean-Patrick Grumberg de Dreuz Info, hier, avant moi, en oubliant la Russie, mais puisque nous sommes généralement d’accord et que c’est sur son site que j’écrivais au début mon enthousiasme sur Trump, alors que tout le monde l’enterrait six pieds sous terre :

Donald Trump veut rétablir la grandeur perdue des Etats Unis,

D’abord en soulignant que sa priorité sera l’Amérique et les américains d’abord. Il est outré que des étrangers soient mieux traités que les américains eux-mêmes.

Recréer de bonnes conditions économiques dans les échanges internationaux avec la Chine, le Mexique et les pays sous traitants.

Fortement alléger les impôts et taxes des particuliers et des entreprises pour qu’elles aient le poumon d’oxygène nécessaire pour embaucher et augmenter les salaires.

Stopper l’immigration clandestine et le trafic de drogue venant du Mexique en construisant un mur le long de la frontière (« Regardez, Israël l’a fait et ça marche » aime-t-il répéter), qui est devenue une véritable passoire à clandestin, à criminels et à cartels de drogue, et il veut contraindre le gouvernement mexicain à payer sa construction.

S’entendre avec la Russie et si ça ne marche pas, je me lèverai de la table. Mais il faut absolument essayer.

N’utiliser la force en cas d’extrême nécessité

Provisoirement interdire toute immigration de musulmans afin que le FBI et les agences de renseignement se mettent à jour et soient capable de distinguer entre un vrai réfugié, un vrai immigrant et un djihadiste.

Renégocier les accords avec l’OTAN, qu’il trouve anormal que les Etats Unis financent tandis que d’autres ne payent rien ou presque et en profitent. Et si les alliés ne sont pas d’accord, qu’ils se défendent eux-mêmes. C’est une véritable remise en cause de l’institution et qui offre l’occasion à ceux qui veulent en sortir de le faire. Car, depuis la disparition de l’Union Soviétique, l’OTAN n’a plus lieu d’exister. La Russie n’est d’aucune menace pour personne, contrairement à ce qu’affirment les néocons, qui n’ont aucun intérêt à la paix avec la Russie pour entretenir leur complexe militaro-industriel.

Renégocier ou déchirer s’il le peut, les accords catastrophiques qui permettent à l’Iran de construire une arme nucléaire. Accords humiliants, puisqu’Obama n’a même pas put libérer la dizaine d’otages américains encore détenus par l’Iran.

Sur les traités internationaux, il considère le NAFTA comme une catastrophe sans nommer le TAFTA, ce qu’il fit pourtant dans un grand nombre de discours précédent. Un oubli peut-être.

Je vous laisse apprécié le discours, très bien reçu en Russie, ou la majorité du peuple russe souhaite voir Trump président.

Inutile d’ajouter que les commentaires par la suite, sur le plateau de CNN, furent évidemment critiques, sinon plus. Chaine au service des Bonny & Clyde de l'Amérique, je nomme les Clinton, ou le néocon, David Rothkopf, président de la Foreign Policy Group, du haut de ses certitudes imbéciles de 24 ans de destruction de l’Amérique, affirmait d’abord, que « Killary » deviendrait présidente et pour interprêter grossièrement ses propos qui ne valent pas autre commentaire, il prend Trump pour un con qui n’y comprend rien. 

Wolf Blitzer, le présentateur fossilisé de CNN, mettait plutôt de l’eau dans son vin. On sentait plus de flexibilité et une pointe d’honnêteté, comme quoi, tout arrive.

Pour ma part, j’étais comme Ann Coulter, électrifiée, pendant que sur twitter elle écrivait : « jamais je n’aurai cru qu’il pourrait faire un tel discours », à ce quoi je lui répondais : « Bonjour de Paris, oui, il est magistral ».

De toute la soirée, je n’ai pas vu un média de la presse dominante en France commenter ce premier discours majeur, dont dépend tout de même aussi notre avenir.

Hildegard von Hessen am Rhein

 

 

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mel951 15/10/2016 17:39

Bonjour.

Quelqu'un qui pense enfin comme moi dans ce pays, ca fait plaisir a lire. J'ai regarde tout ses meeting et franchement il arrive a capter l'attention ca c'est sur.
Et en passant bon article.