Richard Millet commente la "chaude" actualité !

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Une semaine comme les autres

04/06/2016

Chronique n°65

 Je m’étais promis de ne pas regarder la télévision, ne connaissant rien de plus vulgaire. La convalescence m’obligeant à une autre mesure du temps, j’ai regardé quelquefois le journal télévisé – peu importe lequel : ils se ressemblent tous, comme la presse dite écrite. Au moins peut-on y mesurer l’état de l’abjection française et internationale, lequel suffit à montrer l’inanité de la notion de progrès si chère à la gauche et à son simulacre de droite. Ainsi apprend-on qu’une femme est morte de s’être masturbée avec un vibro-masseur ; que des parents japonais sont allés perdre volontairement leur fils dans une forêt ; que la ministresse Belkacem veut introduire l’enseignement de l’arabe dans les classes du primaire ; que trente platanes ont été coupés à Fréjus pour un concert de Johnny Hallyday ; qu’un camp de réfugiés s’ouvrira à Paris ; qu’en Chine un enfant a détruit une œuvre d’art estimée à 13.500 euros et représentant la copie en Lego du renard de Zootopie ; que trois femmes ont porté plainte contre le priapique écolo-socialiste Baupin ; que le non moins priapique DSK a obtenu la condamnation à 15.000 euros de l’écrivain Régis Jauffret, coupable d’avoir usé du mot « viol » à propos de l’affaire qu’on sait ; qu’un jeune écrivain a osé refuser le prix Goncourt du premier roman ; que la police est brutale envers les doux manifestants hostiles à la loi Travail, pis : avec les journalistes (quel bonheur, pourtant, de voir ces laquais du mensonge médiatique bousculés par des CRS accomplissant leur devoir !) ; qu’une marque de maroquinerie américaine a embauché un mannequin transgenre pour sa campagne printemps-été 2016 ; qu’aux grèves ourdies par la CGT s’ajoutent des inondations dans la région parisienne, et que ces crues n’ont rien à voir avec le réchauffement climatique ; que le boxeur musulman Mohamed Ali, dont la gloire m’a toujours paru aberrante, est mort…

        Rien que de très ordinaire, en somme : le monde nouveau, tel qu’il s’établit avec l’actif soutien de la clique médiatico-politique internationale, laquelle décrète normaux et démocratiques les caprices de la nature, les catastrophes et les vices humains, puisqu’ils alimentent le Spectacle, tandis que la loi de Dieu est bafouée quotidiennement.

        Dans ces conditions, on pourrait s’étonner que le terrorisme islamiste n’ait pas ajouté là sa touche vivace. Il est vrai que l’Etat islamique a fort à faire, militairement, sur le terrain de son prétendu califat, à Raqqa, Fallouja et Mossoul. Il est également possible que les candidats au martyre se demandent si le progrès n’a pas touché les houris du paradis d’Allah et si ces dernières ne se sont pas converties au lesbianisme et au transsexuel ; ou encore si, malgré les mauvais écrivains, la CGT, les inondations, le chômage, la tête de Hollande, la France et son système de protection sociale ne sont pas préférables à l’autodestruction. D’ailleurs, les attentats sont-ils utiles lorsque le si peu français mais richissime footballeur Karim Benzema, poursuivi pour une affaire d’extorsion de fonds, met au compte du « racisme français » sa non titularisation dans l’équipe de France qui disputera la prochaine coupe d’Europe ? Voilà donc réactivé l’argument  victimiste dont use et abuse, depuis trente ans, la racaillle immigrée, avec l’aide des officines antiracistes qui ont pignon sur rue, et coupable d’être blanc ce pauvre Didier Deschamps, le sélectionneur d’une équipe « nationale » pourtant majoritairement composée d’étrangers. La guerre civile est bien là : elle a le nom de Benzema et de tant d’autres étrangers qui, devenus français par la loi du sol ou hâtivement naturalisés, ne peuvent exister qu’en haïssant la France, comme le leur ont appris les maîtres penseurs de la gauche différentialiste et les islamo-gauchistes.

 Richard Millet

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