Et si l'on nous proposait un Islamxit ? Idée de Richard Millet !

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Islamxit

 

25/06/2016

 
 

Chronique n°68

 

En attendant l’Islamxit

 

Dans un roman policier norvégien de Karin Fossum (L’Enfer commence maintenant) grâce auquel j’espérais me délasser du grotesque de la vie politique, un enquêteur a un fille qui a adopté un petit Africain, passionné de danse classique, et qui interprétera le rôle du prince dans le Lac des cygnes, après bien des réflexions sur la difficulté symbolique, pour un noir, à danser ce rôle bla​nc (l’auteur rappelant niaisement qu’il existe des cygnes noirs) ; un autre policier a épousé une Syrienne ; des Tamouls, dont « les muscles sombres valent bien les blancs », livrent un canapé à un vieillard qui emploie une femme de ménage thaïlandaise. Dans une cour, des enfants jouent au football, parmi lesquels plusieurs noirs. Cela se passe non pas à Oslo mais dans une petite ville de province, semble-t-il, et on pourrait presque croire que ce royaume nordique est un paradis migratoire.

       On se demandera pourquoi je lis cette sous-littérature dont l’irénisme mensonger relève si souvent de la propagande et qui, loin de faire oublier Breivik et les votes dits populistes des pays voisins, est un bon révélateur des impasses de l’idéologie mondialiste, tout comme le football : les capitaines des équipes nationales, pendant l’Euro, ne sont-ils pas tenus de porter un brassard antiraciste ? J’ignore si on la remarqué que le célèbre Ibrahimovic, à la tête de janissaire ottoman dont les ancêtres auraient fait souche en Bosnie, était le seul à ne pas chanter l’hymne national suédois, disant à lui seul l’inassimilation des éléments étrangers, fussent-ils nés sur la terre qui leur a donné un passeport. Les raisons de la décomposition européenne sont donc parfaitement lisibles dans la composition des équipes nationales, à l’exception des équipes d’Irlande, de Croatie, d’Espagne, de Roumanie ou d’Islande, qui donnent, par leur homogénéité, l’impression d’être dans une Europe qui peut encore être appelée telle.

       Que font à ce propos les apôtres de la dénationalisation forcenée ? Pourquoi n’appellent-ils pas ces pays à l’inclusion forcée d’Arabes et de Noirs, au nom de la visibilité minoritaire et de la discrimination positive (au nom de laquelle l’étudiante texane qui avait saisi la Cour suprême américaine, sous le prétexte que sa peau blanche avait empêché son admission dans une université du Texas, vient d’être déboutée de son action)? C’est qu’ils sont tout occupés à se lamenter sur le Brexit. On entendait, hier soir, au journal de France 2 (où il n’y avait-il personne d’autre à qui donner la parole que ce gaucho cynique et fatigué, qui montre, encore une fois, que le gaucho-capitalisme gouverne la France), M. Cohn-Bendit s’indigner que les « vieux » l’aient emporté sur les «jeunes » ; on connaît ce refrain : c’est celui du capitalisme mondialisé qui, allié au gauchisme cuturel, travaille, depuis quarante ans, à dénationaliser les pays européens, et à conditionner la jeunesse en la dressant contre tout ce qui est vieux, c’est-à-dire contre toute forme d’héritage, surtout chrétien. Même rengaine dans le magazine gaucho-culturel L’Obs, à ceci près que le mépris y emprunte le clivage jeunes citadins/ agriculteurs. Le « jeune » est tenu d’exécrer la nation, les races, la culture, la tradition, la terre,  toute idée de pureté, d’autorité, de frontière, etc. Nulle différence entre le discours de Cohn-Bendit, et celui d’Attali, de Hollande ou de Junker…

       Voilà donc les vieux, les agriculteurs et les petits blancs coupables d’avoir fait quitter le paradis bruxellois à un Royaume-Uni promis à une rétrograde solitude. Avant le vote, France 2 et Arte, toujours à la pointe du mensonge, avaient dépêché de serviles plumitifs pour interroger le « peuple » dans de petites villes du nord où, chose incongrue, les indigènes voteraient pour la sortie du conglomérat européen. Les journalistes ayant répété, depuis bien des jours, que l’immigration était au cœur du vote, avant de tenter de faire peur avec les marchés financiers, on a entendu des Anglais parler, pour ne rien dire, car il n’y a rien à en dire, de l’immigration polonaise, nombreuse, certes, et encore ancrée dans le communautarisme, mais de race blanche et très chrétienne. Pas un mot sur le vrai problème : l’autre immigration, massive, extra-européenne, musulmane, défendue par le nouveau maire de Londres, et qui, cette immigration, est en train de détruire l’Europe des nations, avec la bénédiction de la Commission européenne.

       Le Brexit, si tant est qu’il ne relève pas, en fin de compte, du spectacle politique, est donc une excellente chose : pour peu que les indigènes ne soient pas entièrement abrutis par un système qui permet à Hollande de faire semblant de gouverner et aux Républicains de présenter aux législatives des hommes aussi corrompus que Balkany et Tron, en outre inquiétés par la Justice, il permettra peut-être de réfléchir à l’idée de nation, somme toute neuve en Europe, et autrement que sous le régime de la culpabilisation, et, par conséquent, à la reconquista, en se rappelant que les Anglais ont, autant que l’immigration de masse et le gauchisme culturel, contribué à la décomposition de l’Europe en se faisant le cheval de Troie de la sous-culture et de la marchandise américaines.

       On en oublierait presque que la guerre civile continue, que l’islam est incompatible avec les valeurs judéo-chrétiennes, que le Qatar vient d’acheter Pierre  Balmain pour fabriquer des burqas de luxe, qu’Erdogan a déclaré que, si l’Union européenne refuse l’entrée de la Turquie, c’est parce que c’est un pays musulman – ce qui est, pour une fois, la vérité. Oui, c’est à cela qu’il faut réfléchir, en attendant un référendum européen qui pourrait s’intituler Islamxit, et qui permettrait à l’Europe de retrouver enfin sa vraie nature.

 

Richard Millet

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