Richard Millet: Nous ne voulons plus vivre avec vous !

Publié le par Copyright: toute reproduction des articles doit mentionner le nom de Hildegard von Hessen am Rhein.

Un japonais tue au couteau 19 handicapés dont il voulait débarrasser son pays ; un homme abat un médecin dans un hôpital berlinois ; de gigantesques incendies ravagent la Californie ; le premier enfant atteint du virus Zika est né en Espagne ; le Pokémon Go mobilise toujours plus de faibles d’esprit… L’apocalypse continue, en tant que révélation, c’est-à-dire comme accomplissement du nihilisme dans le monde. L’assassinat du père Hamel, à Saint-Étienne de Rouvray, alors qu’il disait la messe, en une paroisse qui porte le nom du premier martyr chrétien, marque cependant un tournant dont je ne pensais pas qu’il surviendrait aussi vite, il y a deux jours, lorsque je parlais du Liban, d’où un ami m’appelle pour me dire que la France lui fait de plus en plus songer à la banlieue sud de Beyrouth. Car ce sont bien les chrétiens qui sont visés – les vrais chrétiens : les catholiques, et non les sectes favorables aux législations concernant les abominations contemporaines, notamment sexuelles.

         Avec ce meurtre, on arrive au cœur de l’affaire – de la guerre civile. Le martyre du père Hamel fait songer au surgissement de l’État islamique qui avait commencé, il y a deux ans, à Mossoul, par la volonté d’en finir, selon une logique génocidaire, avec les chrétiens, sommés de se convertir sur-le-champ, ou de vider les lieux, ou de mourir, leurs maisons marquées du noun (le N arabe désignant là les Nazaréens). L’État islamique frappe aujourd’hui où il veut dans le monde, ses « soldats » étant innombrables, et partout, même dans une bourgade normande.

         L’indifférence générale au sort des chrétiens d’Orient a fait le lit des attentats en Europe : nul n’a voulu voir que nos frères orientaux nous précédaient dans la guerre et dans le martyre, et que nous étions menacés dans notre origine, c’est-à-dire dans notre être, bien plus que dans je ne sais quelle atteinte aux « valeurs de la république » ou au « vivre ensemble », foutaises de la propagande socialiste visant à faire croire possible la coexistence de l’islam et de populations qui, vivant encore dans l’héritage judéo-chrétien, sans toujours le savoir, lui préfèrent le néant matérialiste, le « genre », l’hédonisme, une éthique à la portée des chimpanzés. Ces lâches laissent au gouvernement le soin de combattre sans nommer l’ennemi, qui est musulman, et contre lequel chaque citoyen devrait s’insurger d’une manière ou d’une autre, de la même façon que nous nous insurgeons contre ses alliés libéraux du capitalisme mondialisé qui ont permis à ces gens-là de prospérer sur le territoire européen, où ils ont implanté le salafisme.

         Je ne suis animé d’aucune haine. J’aime la langue arabe, Al Hallal et Djellal Eddine Roumi. Les Français sont toujours en vacances, dans un surcroît de déni et d’indifférence qui est un signe du Démon, et j’ignore comment les catholiques réagiront au martyre du père Hamel. Je crains que ce ne soit en moutons, et qu’ils ne parlent sous le régime du « pas d’amalgame », condamnant un meurtre barbare – comme s’il en existait qui ne le soient pas –, sans désigner, là non plus, l’ennemi… Nous sommes cependant nombreux à ne pas nous considérer comme les concitoyens de gens qui, tout comme leurs complices du gauchisme culturel, haïssent la France… À ces musulmans-là, qui refusent de s’assimiler, faux citoyens de l’universalisme français, membres d’une Umma qui n’est pas la nôtre, complices par leur silence des crimes commis partout dans le monde au nom d’Allah, nous disons : « Nous ne voulons plus vivre avec vous ».

 

Richard Millet

Ric

Commenter cet article