Excellente intervention Camus sur Breizh Info !

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Mis à part sa "candidature" à la candidature qui ne changera pas grand chose, ses écrits suffisent pour convaincre ceux qui sont encore aveugles. 

Hildegard von Hessen am Rhein

 

Renaud Camus en conférence à Nantes pour « un appel à la révolte » [interview]

il y a 4 heures0 Commentaire

 

27/09/2016 – 05H45 Nantes (Breizh-info.com) – L’écrivain, philosophe et militant politique Renaud Camus – théoricien du « grand Remplacement », sera en conférence à Nantes le 5 novembre prochain. Particulièrement incisif, et maniant à merveille l’humour noir, sur Twitter notamment (presque 10 000 abonnés) , nous l’avons interrogé afin de connaitre le contenu de sa conférence à venir, mais aussi de faire un point avec lui sur l’actualité du moment.

Entretien avec Renaud Camus, celui qu’ils sont nombreux, en haut lieu, à lire, sans jamais oser se revendiquer de lui.

Breizh-info.com : Tout d’abord que devient Renaud Camus ? Quelle est votre actualité littéraire du moment ?

Renaud Camus :  Il est candidat à la présidence de la République, cela lui prend beaucoup de temps : ou plus exactement, candidat à la candidature, bien entendu, puisqu’il y a le fameux obstacle des cinq cents signatures. Mon activité littéraire ? Cinq ou six livres depuis le début de l’année : mon journal de l’année 2015, La Tour ; un album photographique pour la même année,Le Jour ni l’Heure 2015 ; un recueil de tweets, Entre vivre ensemble, il faut choisir ; deux rééditions d’ouvrages revus et corrigés, La Dictature de la petite bourgeoisie et La Seconde Carrière d’Adolf Hitler ; sans compter les ouvrages en ligne, le Journal 2016 et le reste.

Breizh-info.com : Comment observez vous l’évolution de la société française depuis « le Grand Remplacement » ? 

Renaud Camus :  Comme un cauchemar permanent. Le Grand Remplacement n’est pas un phénomène qui se serait déroulé un jour et dont nous serions les survivants : c’est un processus qui est loin d’être achevé, mais qui s’accélère, et dont les acteurs comme les promoteurs, sont de plus en plus cyniques et provocateurs à mesure qu’ils se sentent plus forts.

Breizh-info.com : Votre concept du « Grand Remplacement » est désormais repris par toute une partie de la classe politique. Y a-t-il un personnage politique actuel qui vous semble en avoir pris réellement la mesure ?

Renaud Camus :  Je ne vois guère que Karim Ouchikh, le président du Siel, qui est d’une détermination et d’une activité merveilleuses. Il y a bien les identitaires, mais ils sont inexplicablement discrets.

On peut mentionner Robert Ménard, aussi, et sans doute Marion Maréchal-Le Pen, mais sa situation délicate la contraint à une relative réserve. Il faudrait citer également Éric Zemmour, mais ce n’est pas une personnalité politique à proprement parler.

Breizh-info.com : Vous êtes particulièrement actif et incisif sur twitter et sur facebook. Pourquoi aimez vous à blaguer et à insister sur votre homosexualité ? Cela ne relève t-il pas de la sphère privée ?

Renaud Camus :  Je ne suis pas un homme politique, et encore moins un homme politique sérieux, et je m’en targue. Les hommes politiques sérieux sont ceux qui nous ont mis dans cette situation tragique, l’invasion, la colonisation, l’islamisation, la conquête étrangère. C’est leur sérieux, leur caractère professionnel, leur absence d’humour et de sentiment littéraire, c’est-à-dire de conscience du destin — celui des individus et celui des nations —, qui les empêche de voir et surtout de dire l’énormité qui survient : le changement de peuple et de civilisation, le Grand Remplacement.

Pour se faire élire ou seulement pour monter dans les sondages, ils ont le nez sur de petite choses et n’en aperçoivent pas de gigantesques. Pour ma part j’arrive d’un tout autre univers, et peut-être était-ce nécessaire pour pouvoir nommer cette chose absolument sans précédent, la submersion ethnique, le suicide d’un continent. Je me bats en chevau-léger, en franc-tireur avec le peu d’armes, et faibles, qui sont les miennes : la dérision, l’humour, la cocasserie, les postures sans cesse changeantes, les jeux de rôles, l’instabilité et l’incertitude du sens, toutes ces politesses du désespoir. Et il faut bien dire que la situation est (presque) aussi comique qu’elle est à pleurer, qu’elle est drôle à proportion même de son effroyable tragique. Quand Daesh interdit fermement la burqa sur son territoire, n’est-ce pas à se tordre ?

Quant à mon homosexualité il serait un peu tard pour m’en cacher, et la plupart du temps ce n’est pas moi qui l’évoque mais mes adversaires, en général sur le mode ordurier. On croirait toujours qu’ils vont faire des révélations sur ce dont je ne me suis jamais caché le moins du monde. En parler moi-même, au moins quand ils en parlent, c’est me dérober à leurs menaces de chantage. Et c’est aussi d’avoir depuis longtemps brûlé tous mes vaisseaux, dans ce domaine, qui me permet d’être libre, absolument libre. Je n’ai aucun quant-à-soi social et professionnel à protéger. Voyez, par contraste, tous ces intellectuels que j’appelle “entravés”, dont on sent bien qu’ils pensent comme nous mais qui procrastinent à n’en plus finir sur le seuil de le dire, car ce serait renoncer à tous leurs petits conforts, leurs petits contrats, leurs petites invitations au grand couvert de la compromission, de la Seconde Collaboration.

J’ajouterai pour en finir avec ce sujet-là qu’un enseignement précieux de ces combats, les nôtres, c’est que la fameuse “gauche morale” antiracististe [[[sic]]] et remplaciste, si fort adepte de la diversité et de la tolérance en théorie, se montre facilement noirement homophobe, quand c’est pour la bonne cause ; et plus volontiers encore d’une gérontophobie sans nom, à peine un adversaire a-t-il plus de soixante ans, ou serait-ce même cinquante. De tous les racismes que fait fleurir le vivre ensemble, la haine malotrue de l’âge est certainement le plus répandu, et le moins dangereux pour ceux qui l’affichent car il n’est pas sanctionné.

C’est le racisme des lâches ; par quoi je ne veux pas dire que les autres racismes sont nécessairement courageux, mais au moins, à l’exception du racisme anti-blanc et du racisme anti-chrétien, ils impliquent des risques. La haine ordurière des gens de plus de soixante ans est absolument sans danger. Qu’elle soit si pratiquée du côté de la prétendue “gauche morale”, ainsi que je l’éprouve tous les jours, nous rappelle ce point capital, sur lequel je ne cesse d’insister : la morale n’est pas de leur côté, elle est du nôtre. Le remplacisme, l’idéologie de l’homme remplaçable, est une monstruosité éthique. Les gentils antiracistes benêts de jadis ont pu un moment faire illusion.

Mais aujourd’hui le remplacisme c’est Jean-Claude Juncker, le Grand Remplaceur ; c’est la sinistre Mme Moreghini, qui en expose calmement la doctrine au parlement européen ; c’est cette Mme Neelie Kroes, autre commissaire européen ; c’est José-Manuel Barroso, tous ces organisateurs patentés d’évasion fiscale et monteurs de sociétés off-shore, qui passent sans ciller de l’échange de peuples à l’échange de milliards sous la table.

Breizh-info.com :   Vous avez récemment déclaré proposer le rétablissement du baccalauréat. Pouvez-vous expliquer ? N’êtes vous pas satisfait de Mme Belkacem à l’Education nationale ?

Renaud Camus :  Non, je ne peux pas expliquer. Je ne le peux ni ne le veux. C’est typiquement le genre de choses, et de tweets, qui, si ce n’est pas compris en un quart de seconde, n’a pas d’existence, ni de sens — un peu comme « Entre vivre ensemble, il faut choisir », qui a donné son titre à mon recueil (de tweets).

Mais je suppose que vous-même plaisantez, n’est-ce pas, quand vous me demandez si je suis content de Mme Vallaud-Belkacem ? Je ne vais pas tomber dans le panneau de vous répondre en détail, malgré la tentation, mais je me permettrai de préciser tout de même que si un jour nous sortons de cet effroyable rêve, cette dame, qui évidemment n’a aucune autre raison que son sexe et son origine d’occuper le poste qu’elle occupe, paraîtra à elle seule l’emblème idéal de la Grande Déculturation et du Grand Remplacement mêlés ; et d’avoir été placée là dans le seul dessein d’humilier notre peuple à chacune de ses apparitions, de lui montrer qui sont ses maîtres.

Breizh-info.com :  Pourquoi vous présenter à l’élection présidentielle tout en sachant que vous n’aurez pas les 500 signatures ?

Renaud Camus :  La raison principale est que je ne peux pas ne rien faire. Je suis hanté par l’abomination qui s’apprête, qui survient, qui est déjà là : la colonisation, l’islamisation, la soumission, la conquête. J’ai besoin de crier, de hurler, d’essayer de réveiller tous ces somnambules, mon peuple, qui marchent droit vers le précipice. Tout m’est bon. Je veux au moins pouvoir me dire que j’aurais fait ce que j’ai pu. J’avais espéré du “Rendez-vous de Béziers”, à l’invitation de Robert Ménard, en avril, qu’il en sortirait quelque chose, un programme, un plan, une candidature. Il n’en a rien été, à ma grande déception. C’est ce qui m’a décidé à me jeter à l’eau : que personne d’autre ne le fasse.

Évidemment, je suis loin d’être le candidat idéal. Mais j’en viens à voir cela comme un avantage, ou au moins une fatalité, quelque chose d’inévitable. Les candidats-types, les candidats prévisibles, les candidats normaux, normés, se croient obligés d’être dans le troupeau, d’avancer avec lui vers le précipice. Il faut, pour avertir, quelqu’un d’inattendu, d’extérieur au système. D’ailleurs on le voit bien, hélas : plus les partis, et les hommes, et les femmes, sont proches du pouvoir, possibles, vraisemblables, probables, plus ils sont plats, consensuels, défaitistes, incapables de trancher le nœud gordien du statu quo.

C’est que je ne puisse pas avoir les cinq cents signatures qui me permet de dire ce qu’il faudrait faire si je les avais. J’ai un programme, celui de l’In-nocence, qui figure dans un volume de cinq cents pages, épuisé, mais qui va être réédité dans les semaines qui viennent. J’ai aussi un projet personnel, en soixante-huit points, facilement accessible sur la Toile, à cette adresse .

Breizh-info.com : Vous avez publié un Révoltez-vous ! particulièrement cinglant. Pourquoi ne pas avoir montré l’exemple physiquement ? 

Renaud Camus : Ah ah, qu’appelez-vous “montrer l’exemple physiquement” ? Je ne suis pas sûr de bien comprendre ce que vous voulez dire. Vous voudriez que je me tire une balle dans le crâne, comme Dominique Venner ?

Que je me jette du haut de ma plus haute tour ? Hors suicide, dont on a vu, hélas, qu’il était sans effet, ou presque, je ne vois pas bien à quelle action “physique” je pourrais me livrer tout seul.

Je me bats avec les armes qui sont les miennes. Cela dit je regrette de ne pas pouvoir être à Calais, lors de la prochaine manifestation de Pegida France, le 5 novembre. Cela risque d’être assez sportif, vous seriez content. Malheureusement c’est le jour où je suis à Nantes, justement.

Breizh-info.com :  En quoi l’hypertechnologie est-elle pour vous, une barbarie ? Ne vous offre t-elle pas les moyens de toucher un public bien plus grand qu’au temps pré Internet ?

Renaud Camus :Bien sûr. Je lui dois beaucoup. Mais c’est précisément parce que nous lui devons beaucoup qu’elle nous aliène. Il en va d’elle comme de toutes ces “formules” et variations des prix, grilles tarifaires, en lesquelles je vois, avec la croissance démographique incontrôlée, un des principaux facteurs de la réduction des libertés, de la domestication de l’individu : vous paierez moins cher si vous voyagez tel jour plutôt que tel autre, si vous retenez votre siège très longtemps à l’avance, si vous abdiquez votre liberté de changer d’avis, si vous choisissez notre formule entrée-plat ou plat-dessert à 14,50 — bref si vous aliénez votre liberté, mais l’aliénez volontairement : personne ne vous force, ce sont seulement des avantages qu’on vous propose, des moyens d’économiser. Il en va de l’hypertechnologie comme de toutes les inventions modernes : c’est le mauvais usage qui en est fait qui les rend aliénantes, témoin bien sûr la télévision, qui aurait pu parfaitement être un instrument merveilleux de diffusion de la culture et qui est devenue au contraire le principal moyen d’action de l’industrie de l’hébétude.

Le paradoxe est que l’hypertechnologie est à la fois un élément majeur du remplacisme global (voir son rôle dans les manipulations génétiques) et un facteur possible de résistance aux remplacismes locaux (cf. au Japon, d’ores et déjà, le rôle des robots dans la résistance à l’immigration). Je n’ai pas d’hostilité de principe à l’avance technologique : au contraire, elle peut servir au petit nombre à résister au grand, ce qui est toujours une bonne chose — songez à l’exemple l’Israël, minuscule îlot perdu dans un océan hostile, et qui lui tient tête, entre autres, grâce à l’avance technologique. Le problème est la coïncidence de son occurrence avec la Grande Déculturation : elle offre à l’hébétude des instruments de propagation dont elle n’avait jamais rêvé, et à la dictature de la petite bourgeoisie, la classe dominante culturellement, les instruments d’une domination telle qu’aucune autre classe dominante avant celle-ci n’en avait jamais joui.

Breizh-info.com :  Si je vous dis que l’animateur Cyril Hanouna a été surnommé « l’empereur » par TV Magazine, qu’est ce que cela vous inspire ?

Renaud Camus : Qui est cette personne ? Quelle est cette revue ?

Breizh-info.com  :  Vous semblez particulièrement euro-sceptique. L’Union des peuples européens n’est-elle pas pourtant l’une des portes de sortie au chaos qui se profile aujourd’hui ?

Renaud Camus :  Là je crois que vous me confondez avec quelqu’un d’autre. Je ne suis pas eurosceptique du tout, je suis au contraire passionnément européen. Je crois que la riposte à l’invasion ne pourra être que collective, européenne, comme est européen le problème lui-même, la submersion démographique. Pour paraphraser Lénine, je ne crois pas à la possibilité de l’antiremplacisme dans un seul pays. C’est ce qui me distingue de mes amis souverainistes. Un point de mon projet pour 2017 recommande l’adhésion de la France au pacte de Visegrad. Je pense que tous les pôles de résistance au changement de peuple devraient s’unir.

Il ne faut pas quitter l’Europe, il faut être plus ambitieux que cela, il faut s’en emparer pour la libérer. C’est pourquoi je déplore si fort que Marine Le Pen paraisse concentrer sur elle tous ses coups, plutôt que sur l’Afrique qui nous envahit. C’est comme si Athènes, ou Thèbes, au moment des invasions perses, ou mèdes, concentrait toute leur énergie  à lutter contre les autres cités grecques — ce qui est trop souvent arrivé. Or c’est se tromper d’urgence. L’invasion commande tout. Le reste est sans importance pour le moment.

Mais peut-être faites-vous allusion à ma fureur, le mot n’est pas trop fort, à l’endroit de gens comme ceux dont je parlais plus haut, les Jean-Claude Juncker, les Federica Moreghini, les Neelie Kroes, et bien sûr les Angela Merkel, tous ces remplacistes acharnés, ravagés par la haine de leur peuple et leur impatience de la MHI, la matière humaine indifférenciée. Ceux-là il faut les remplacer, pas leur abandonner le terrain.

Breizh-info.com : Avez vous des conseils de lecture pour nos lecteurs ? Des livres qui vous ont particulièrement marqué ces dernières semaines ?

Renaud Camus : Je lis en ce moment avec le plus grand intérêt  le nouveau livre de Robert Redeker à propos de l’École, L’ École fantôme, où il analyse de façon lumineuse le caractère proprement métaphysique, même si j’ai plutôt tendance pour ma part à dire ontologique, de l’actuelle crise de la transmission, qui est aussi et d’abord une crise de l’être. La pensée de Redeker m’a beaucoup aidé depuis longtemps, dans ma propre réflexion sur le remplacisme global, dont le Grand Remplacement, si extraordinaire que cela puisse paraître, n’est qu’une manifestation parmi d’autre, une petite partie. Qui ne comprend pas que le remplacisme est un tout, une vision globale et post-humaine du monde, dont même la crise de l’être n’est qu’un aspect, ne peut rien comprendre au changement de peuple.

Je relis d’autre part le chef-d’œuvre déjà ancien d’Henri-Irénée Marrou, l’historien catholique, L’Église de l’Antiquité tardive. Ce livre donne à penser que la situation actuelle, plus encore qu’à la chute finale de l’Empire romain au Ve siècle, ressemble à sa christianisation rapide et triomphale, aux IIIe et IVe siècles : éclosions d’églises partout, abandon et souvent destruction des sites de la religion traditionnelle, infiltration des organes de pouvoir et des centres d’enseignement, conversions, marginalisation culturelle et sociale des tenants obstinés des anciens cultes.

On se croirait dans Soumission. Bien sûr tout s’accélère beaucoup avec l’accession de la nouvelle religion à la fonction impériale, avec Constantin. Aujourd’hui nous sommes à la veille de 312 plus que de 476.

Renaud Camus :  Quel sera le sens de votre intervention du mois de novembre, à Nantes ?

Renaud Camus :  Le même que partout ailleurs, un appel à la révolte, et d’abord à l’union, au rassemblement. Ce qu’il y a de pire dans notre désastre c’est que nous pourrions encore l’éviter, et même assez facilement, si nous voulions bien nous réunir et constituer une force suffisante pour n’avoir pas à nous servir de la force et pour échapper, non pas à la guerre civile, car cette guerre n’aurait rien de civil, mais à la guerre de libération, de décolonisation ; pour faire en sorte que l’indispensable décolonisation, et la remigration qui en est la condition inévitable, puissent se dérouler sans trop de sang versé.

Depuis des mois je propose le NON comme point de convergence. Et c’est aussi le sens, bien sûr, de ma candidature.

Propos recueillis par Yann Vallerie

Photo : DR

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