Richard Millet sur la médiocrité Hollande, la tyrannie arabe à l'Unesco et Jérusalem ... un devoir de lire !

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Une donation

 

24/10/2016

 
 

Chronique n°103

 

Une donation

 

Lorsque Hollande, qui a toujours l’air de sortir d’un bon repas, comme Valls d’une séance de flagellation ou Cazeneuve d’un séminaire laïque animé par Courteline, remercie, au cours d’une cérémonie où il les a faits commandeurs de l’ordre de la Légion d’honneur, les époux américains Hays qui viennent de donner à la France 187 pièces de leur collection, on est frappé par le vocabulaire qu’il emploie, notamment de ces mots : « le geste que nous devons partager » (comment partager un geste ?) et qui permet « l’accès de tous à la culture » et « fait honneur à la république française ».

            Ce texte, rédigé par un plumitif élyséen, est non seulement misérable, indigne de la générosité des époux Hays, mais insupportable de mesquinerie politique : on dirait un discours de comices agricoles au cours desquels Hollande inaugurerait la salle polyvalente d’un groupement de communes du plateau de Millevaches où se tiendrait l’exposition d’un peintre local à la retraite. Car l’illusion de la « culture pour tous » est depuis longtemps défaite par la décadence spirituelle et culturelle (et aussi cultuelle) de la France, notamment dans l’enseignement public qui est le lieu, justement, où la culture « pour tous » a été profanée pour être réorientée vers la propagande multiculturelle, le « genre », le révisionnisme historique, la haine de soi, etc… Parler de culture « pour tous », c’est donc agiter un hochet politique à l’usage des imbéciles ou des migrants. Quant à l’expression « république française », elle est également idéologique ; le mot « France » écorcherait sans doute la bouche de Hollande et de la clique qui le conseille : c’est pourtant la France, le génie français, que cette donation honore et dont les époux Hays se voient si médiocrement remerciés, et non cette république que Hollande abaisse quotidiennement. Reste la donation elle-même : on ne peut s’en réjouir sans trouver que, peut-être, le musée d’Orsay est déjà assez riche en tableaux de cette époque, lesquels eussent été mieux à leur place dans un musée américain pour témoigner du génie français…

            Ce qui est plus rare, et « fun », disent les cultureux, c’est la mise aux enchères par Christie’s du revolver par lequel Verlaine a tiré sur Rimbaud : ce fétichisme para-littéraire a de quoi agacer, tout comme ce « tableau » présentant trois pages du fac-similé du brouillon d’Une Saison en enfer, tiré à 1000 exemplaires et vendu 129 euros pièce. La rimbaldomania semble connaître un regain, en ce moment, où ces deux « amants terribles » sont célébrés non pas tant pour leur génie que pour leur « bisexualité ». On est loin de la littérature : dans l’idéologie, plutôt, et dans un doxa up to date où c’est tout le contraire des œuvres qui est mis en valeur au profit du « pitch » érotique.

            Le culturel règne, bonnes gens, à mille lieues de la culture comme expérience personnelle, et non pour « tous », c’est-à-dire personne : nous laissons cette dernière aux idéologues de l’espace-France et à l’Unesco, tête de pont du révisionnisme politico-culturel, depuis longtemps phagocyté par les tyrans arabes, africains, asiatiques : cette « instance internationale » ne vient-elle pas en effet de voter une résolution affirmant le « caractère palestinien » de Jérusalem, qui nie, par conséquent, tout lien du peuple juif avec le Mont du Temple et le Mur des Lamentations ? La « république française » se fût honorée en protestant contre cette affront aux valeurs spirituelles et historiques légitimes du peuple juif. Il est vrai que la France de Hollande est non seulement prostituée aux Arabes mais également soumise à une islamisation irrésistible pour  laquelle le lien avec l’origine doit être effacé au profit des « nouveaux venus ».

 

Richard Millet

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