Breaking: Nouvelle intervention du MAF russe Serguey Lavrov & MAF syrien et iranien, Moscou, 28.10.2016

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Ministère des Affaires Etrangères

Fédération de Russie

 

Allocution et réponses à la presse du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov lors d'une conférence de presse conjointe avec le Vice-président du Conseil des ministres et Ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem, et avec le Ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, Moscou, 28 octobre 2016

 

Mesdames et messieurs,Nous avons mené aujourd'hui un entretien bilatéral avec mon homologue Walid Mouallem, Vice-président du Conseil des ministres et Ministre syrien des Affaires étrangères, et un autre avec le Ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif. Notre journée s'est conclue par une rencontre trilatérale. Ce n'est pas la première fois que nous nous réunissons tous les trois: la dernière fois remonte à janvier 2014 à Moscou. Aujourd'hui, nous avons constaté que ce format était très utile, qu'il permettait un échange substantiel et confiant de points de vue sur la mise en œuvre des décisions du Conseil de sécurité des Nations unies pour régler la crise syrienne.

 

Nous avons mis un accent particulier sur la nécessité de poursuivre et d'intensifier la lutte sans merci contre les terroristes, en réglant parallèlement les questions relatives à l'amélioration de la situation humanitaire, au retour au cessez-le-feu et, évidemment, au lancement au plus vite des négociations intersyriennes conformément aux décisions de l'Onu, c'est-à-dire sans aucune condition préalable.

 

Avec le Ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, nous avons réaffirmé notre soutien officiel à la souveraineté, l'unité et l'intégrité territoriale de la Syrie. Nous avons également confirmé notre disposition à remplir ensemble les objectifs d'élimination des terroristes, de rétablissement de la paix, de l'économie et de l'infrastructure civile. Le Président russe Vladimir Poutine a suggéré hier pendant la réunion du Club de discussion international Valdaï de songer dès à présent à une sorte de "plan Marshall" pour remettre sur pied la Syrie.

 

Nous avons constaté que la responsabilité de la détérioration de la situation économique du peuple syrien n'incombait pas seulement aux terroristes mais également aux pays qui utilisaient des sanctions économiques unilatérales illégales contre la Syrie, qui nuisent avant tout aux citoyens ordinaires de ce pays. Nous sommes également convaincus que tous les États doivent respecter rigoureusement les principes fondamentaux du droit international que sont la non-ingérence dans les affaires intérieures, l'abandon de la menace de la force ou de son usage, et le règlement des différends par des méthodes politiques. Nous sommes d'accord pour dire que les tentatives d'imposer des recettes extérieures et d'appliquer un deux poids deux mesures sont inacceptables et que toutes les questions doivent être réglée sur une base d'équité par le biais des négociations. Nous sommes unis par notre compréhension de l'absence d'alternative au règlement du conflit en Syrie par la voie politique et diplomatique. Nous avons soutenu la disposition du gouvernement syrien à relancer le processus politique sur la base des décisions du Groupe international de soutien à la Syrie (GISS) et des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, notamment de la résolution 2254. Le Ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem a déclaré que la délégation du gouvernement syrien était prête à se rendre à Genève littéralement demain pour négocier sous l'égide de l'Onu avec les représentants de tous les groupes d'opposition, comme l'exige la décision du Conseil de sécurité des Nations unies: nous avons salué cette position.

 

Aujourd'hui la situation en Syrie, avant tout dans la province d'Alep, s'aggrave sérieusement. La mise en œuvre du cessez-le-feu a été empêchée à cause de l'opposition armée. Les États-Unis et leurs alliés dans la région n'ont pas réussi ou n'ont pas voulu pousser leurs protégés à le respecter. Cela a mis en péril la vie de milliers de civils de l'Est d'Alep dont les terroristes se servent de bouclier humain. Dans le même temps, pour des raisons humanitaires, la Russie et la Syrie ont suspendu leurs opérations contre les terroristes. L'aviation russe et syrienne ne vole plus depuis dix jours. Les avions de nos pays ne s'approchent pas de la ligne de front autour d'Alep à moins de 10 km. Nous espérions sérieusement que nos partenaires américains profiteraient de la trêve humanitaire et de l'absence d'aviation pour persuader enfin l'opposition dite modérée de se séparer du groupe terroriste Jabhat Fatah al-Sham (ancien Front al-Nosra), qui contrôle l'Est d'Alep et commande tous les autres groupes de l'opposition armée sur place. A notre plus grand regret, une telle séparation n'a pas eu lieu. De plus, il est évident que les terroristes ont pratiquement bloqué la sortie de la ville aux civils via les couloirs humanitaires mis en place. Au lieu de permettre aux civils de partir, ces couloirs ont été abondamment bombardés par les extrémistes.

 

Malheureusement, nous avons dû constater le travail très incompétent des responsables humanitaires de l'Onu. Leur inaction a permis au dit "conseil local de l'Est d'Alep" de faire échouer une évacuation médicale - alors même que ces derniers l'avaient soutenue. Nous sommes déçus que les déclarations publiques des représentants des agences humanitaires de l'Onu rappellent les tentatives de certains de recouvrir la réalité d'un voile pour mener des projets politisés indécents. Nous appelons les représentants de l'Onu à ne pas céder à la campagne mensongère hystérique actuellement en cours concernant ce qui se passe à Alep, notamment sur le plan humanitaire.

 

On parle aujourd'hui de l'incident qui s'est produit le 27 octobre à Idleb, où une école a été attaquée. Les mensonges visent avant tout la Russie et la Syrie. Nous sommes accusés d'avoir bombardé cette école. Pour réagir à ces mensonges, le Ministère russe de la Défense a diffusé des informations, des faits (ces données sont consultables), qui démentent ces accusations et confirment qu'il s'agit d'une désinformation mise en scène. Il est à noter que le même jour, le 27 octobre, un obus et une bouteille de gaz ont été lancés depuis l'Est sur une école de l'Ouest d'Alep. Le couloir humanitaire mis en place dans cette zone à proximité de cette école a également été bombardé par les terroristes. 12 civils ont été tués et on dénombre 20 blessés. Il est impossible de déformer ou d'altérer cette information. Par ailleurs, nos journalistes ont visité cette région et ont constaté les preuves d'un crime absolument inhumain commis par les extrémistes de l'Est d'Alep. Tout cela doit faire l'objet d'une enquête minutieuse. Il faut également enquêter sur l'attaque du 19 septembre contre le convoi humanitaire qui se rendait dans l'Est d'Alep, dont on accuse l'aviation russe ou syrienne. L'enquête - qui a enfin été annoncée - doit tenir compte d'un fait important associé aux agissements des agences humanitaires de l'Onu: au moment où ce convoi a été envoyé (or il était minutieusement préparé), il s'est avéré que ses représentants ne l'accompagnaient pas alors que jusque-là, dans ce genre de cas, les convois humanitaires étaient accompagnés par des représentants officiels des institutions humanitaires des Nations Unies. Était-ce une simple coïncidence? L'Onu affirme ne pas avoir été capable d'accompagner ce convoi pour des raisons purement bureaucratiques. Bien évidemment, il faut en tenir compte pendant l'enquête pour comprendre ce qui est réellement arrivé au convoi le 19 septembre.

 

Néanmoins, la Russie et l'Iran saluent la disposition du gouvernement syrien, confirmée aujourd'hui, de poursuivre et même d'élargir la coopération avec l'Onu pour régler les questions humanitaires. Nous partons du fait que les représentants des Nations Unies doivent agir de manière impartiale sans céder aux provocations médiatiques, comme il se doit pour les représentants de cet organe international.

 

Nous avons également confirmé notre disposition commune à tout faire pour combattre les terroristes en Syrie. Nous avons prévu une liste de démarches à entreprendre à court terme, notamment pour intensifier la lutte contre Daech, le Front al-Nosra et, comme je l'ai déjà dit, apporter une aide humanitaire à la population. Malheureusement, je suis contraint de répéter que de nombreux acteurs extérieurs profitent des tragédies humaines pour se faire de la publicité et atteindre leurs propres fins, y compris défendre leurs intérêts financiers au détriment d'une approche honnête de la crise en Syrie.

 

Nous avons également échangé nos avis sur l'évolution de la situation en Irak où ladite coalition internationale anti-Daech a lancé une opération pour libérer Mossoul. Nous souhaitons prendre des mesures avec nos collègues irakiens pour empêcher l'exode des terroristes de Mossoul vers la Syrie avec leurs armes et leur matériel lourd, ce qui aggraverait forcément la situation dans ce pays. Nous estimons qu'il est important de l'empêcher. Nous évoquerons ce sujet avec les Américains et d'autres membres de leur coalition. Il ne faut pas laisser partir les terroristes pour qu'ils réorientent leur activité sur la Syrie.

 

Comme je l'ai déjà dit, nous avons également organisé deux entretiens bilatéraux avec mes homologues pour évoquer nos relations. Nous avons confirmé notre intérêt mutuel pour le développement d'une coopération politique, économique, sociale et sécuritaire. Nous apprécions grandement les contacts réguliers entre les dirigeants de nos pays. Nous avons aussi abordé la mise en œuvre des accords conclus entre le Président russe Vladimir Poutine et le Président syrien Bachar al-Assad durant la visite de ce dernier en Russie et lors d'un récent entretien téléphonique. Avec le Ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, nous avons évoqué la réalisation des décisions convenues pendant le dernier entretien entre le Président russe Vladimir Poutine et le Président iranien Hassan Rohani à Bakou le 8 août 2016.

 

Des activités bilatérales importantes nous attendent. En novembre se tiendra la réunion de la Commission intergouvernementale pour la coopération commerciale et économique russo-syrienne, et en décembre celle de la commission russo-iranienne pour la coopération commerciale et économique puis de la commission russo-iranienne pour la coopération scientifique et technique.

 

Je pense que notre agenda chargé d'aujourd'hui a permis de soulever les questions les plus diverses des relations bilatérales russo-iraniennes et russo-syriennes, ainsi que les problèmes d'actualité relatifs à la situation en Syrie et dans la région. Je remercie mes homologues d'être venus à Moscou. Je pense que ce format a prouvé son utilité et que nous continuerons d'y recourir.

 

Question (adressée aux trois ministres): Un entretien très intense a eu lieu aujourd'hui, différentes questions ont été évoquées. Sur quelle coordination vous êtes-vous mis d'accord pour empêcher l'armement et l'équipement des groupes terroristes, pour que les USA et certains pays arabes s'engagent à cesser de fournir une aide militaire à ces groupes?

 

Sergueï Lavrov (répond après Mohammad Javad Zarif): Il existe des aspects politiques, mais également des aspects pratiques dont s'occupent les militaires. Il s'agit tout d'abord de la lutte contre tout approvisionnement des terroristes qui est une exigence du Conseil de sécurité des Nations unies inscrite dans ses résolutions. Ces textes interdisent toute aide aux terroristes, y compris en provenance de l'étranger. Nous insisterons sur le respect de ces exigences du Conseil de sécurité des Nations unies, notamment lors de nos contacts avec les pays de la coalition menée par les États-Unis. Nous avons les canaux de dialogue pour cela.

 

Sur le plan pratique, c'est aux militaires d'agir et leurs décisions ne doivent pas toujours être relayées publiquement. Je rappelle que nos trois pays et l'Irak ont créé à Bagdad un Centre conjoint pour coordonner les approches visant à combattre les terroristes. Je pense que ce Centre est très sollicité. Et il le sera probablement davantage au vu du risque réel que les terroristes soient repoussés de Mossoul pour être redirigés vers le territoire syrien.

 

Question (adressée aux trois ministres): Le Secrétaire d’État américain John Kerry a récemment reconnu qu'il était impossible de régler la crise syrienne sans la Russie et l'Iran. D'un autre côté nous voyons que les USA, comme l'a souvent dit le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, ne veulent pas ou ne peuvent pas séparer l'"opposition modérée" du Front al-Nosra, notamment à Alep. Est-ce un décalage entre le discours et les actes, ou autre chose?

 

Sergueï Lavrov (répond après Walid Mouallem): Étant donné que cela concerne nos relations avec les USA pour régler la crise syrienne, les accords que nous avons eu tant de mal à mettre au point avec le Secrétaire d’État américain John Kerry avec le soutien des spécialistes militaires russes et américains, je voudrais dire quelques mots.

 

Tout d'abord, nos accords avec les Américains soulignaient la priorité de séparer l'opposition modérée des terroristes. Comme l'a dit Walid Mouallem, rien n'a été fait en ce sens et honnêtement, je ne pense pas que cela changera à court terme. Je rappelle que cette séparation, dans nos accords avec les Américains, était associée à une trêve de sept jours. A l'issue de cette période, les Américains devaient indiquer exactement sur une carte où ils considéraient que les terroristes étaient présents ou absents. Sur cette base, nous devions ensuite nous entendre sur les objectifs à attaquer. Je le répète, ils avaient demandé sept jours en insistant pour que ce cessez-le-feu soit une condition préalable. Nous avons proclamé cette trêve mais elle a été enfreinte par une frappe contre l'armée syrienne trois jours plus tard. Le Président russe Vladimir Poutine en a parlé hier en détail à Sotchi. Rappelez-vous que les USA avaient besoin de sept jours sans intervention de l'aviation russe ou syrienne.

 

Cela fait dix jours aujourd'hui que ni la Russie ni la Syrie n'utilisent leur aviation autour d'Alep. Bien sûr, au cours de cette période, il était parfaitement possible de s'occuper au moins de la séparation en question dans l'Est d'Alep - sans parler d'autres régions syriennes où cette tâche est tout aussi pertinente. Il s'avère que tous ces appels au cessez-le-feu recèlent à chaque fois une simple volonté de gagner du temps, de laisser les extrémistes respirer. Bien sûr, ces derniers en profitent. Pendant que l'aviation russe et syrienne ne survole pas la ville, des tirs proviennent constamment de l'Est d'Alep pour bombarder les quartiers Ouest de la ville et les couloirs humanitaires mis en place pour évacuer les civils. J'ai déjà cité l'exemple d'un obus et d'une bouteille de gaz qui ont atterri dans une école de l'Ouest d'Alep en faisant plusieurs morts et blessés.

 

Chaque fois nous citons des faits, mais nos collègues occidentaux se focalisent essentiellement sur les accusations infondées ou la désinformation, couvrant ainsi les terroristes alors qu'il faudrait les achever. Si nos partenaires occidentaux ne luttent contre le terrorisme qu'en paroles, de notre côté nous sommes très disposés à aller jusqu'au bout en pratique.

 

Question: Quel sera l'impact de l'opération de libération de Mossoul sur la répartition des forces dans la région, et concrètement sur le front syrien? Vous avez dit que vous empêcheriez l'"exportation" des terroristes d'Irak en Syrie: comment? Le Ministère russe de la Défense rapporte que notre aviation militaire est prête à bombarder les terroristes qui se rendent actuellement d'Irak en Syrie. Le fera-t-elle?

 

Hier, pendant son discours au Club Valdaï, le Président russe Vladimir Poutine a déclaré que notre patience avait des limites. A-t-on mis au point des démarches concrètes pour libérer Alep des terroristes?

 

Sergueï Lavrov (répond après Walid Mouallem): En ce qui concerne l'impact de l'opération de libération de Mossoul sur la répartition des forces dans la région et sur le front syrien, je pense qu'il pourrait être très conséquent. Nous avons déjà mentionné le risque d'exode des terroristes de Mossoul vers d'autres régions, dont la Syrie. Beaucoup le prédisent. Selon les estimations de l'Onu, entre plusieurs centaines et un million de civils pourraient quitter Mossoul et provoquer un nouveau flux de réfugiés qui ne voudront certainement pas rester en Irak. Ils partiront probablement en Turquie et beaucoup pourraient tenter de se rendre en Europe. La répartition des forces pourrait significativement changer pour de nombreux acteurs de ce processus, même pour ceux qui sont loin de l'Irak et de la Syrie.

 

Quand nous préparions l'opération de libération d'Alep avec nos collègues syriens, nous partenaires occidentaux et même les représentants de l'Onu ont commencé à nous critiquer en disant que nous cherchions à chasser la population civile de la ville, que nous ne lui permettions pas de rester et que nous ne voulions pas que tout reste inchangé. Autrement dit, nous avons été appelés à nous résigner au contrôle de l'Est d'Alep par les terroristes. Nos collègues américains disaient notamment qu'il était très difficile de persuader l'opposition modérée de quitter l'Est d'Alep pour que seul le Front al-Nosra y reste. C'est difficile de les convaincre parce que, nous dit-on, ces opposants y vivent, y ont de la famille, leur maison, leur foyer, et qu'il faudrait arracher ces gens de leur terre. La situation était exactement la même à Mossoul, on disait également que la population civile devait quitter la ville en laissant son foyer. Personne ne s'inquiète à ce sujet alors que je ne vois aucune différence. Dans les deux cas, nous causons des problèmes aux civils mais ils sont inévitables quand il faut lutter contre les terroristes. A Mossoul et à Alep, cette nécessité est absolue.

 

A Alep, le Front al-Nosra et d'autres extrémistes qui ne sont pas encore inscrits sur les listes terroristes exécutent régulièrement ceux qui veulent quitter l'Est de la ville. Je vais tracer un parallèle direct: avant-hier, selon l'agence Reuters se référant aux informations du Haut-commissariat de l'Onu pour les droits de l'homme, 232 personnes ont été exécutées à Mossoul. Des exécutions démonstratives ont été organisées pour dissuader quiconque de fuir quand ils se retrouveront avec les terroristes sous les frappes de la coalition menée par les USA et celles de l'armée irakienne. Nous devons tous adopter les mêmes standards et ne pas faire semblant que quand l'un le fait c'est juste, mais quand un autre fait la même chose cela fait immédiatement l'objet d'accusations hystériques allant jusqu'à la psychose.

 

Compte tenu de la déclaration d'hier du Président russe Vladimir Poutine selon laquelle notre patience avait des limites (cela concerne également l'élimination des terroristes à Alep), voici un exemple. Au tout début de l'année, pendant l'une des réunions du GISS (soit plus de 20 pays représentés au niveau des ministres des Affaires étrangères), le Secrétaire d’État américain John Kerry a déclaré publiquement que si l'opposition modérée ne souhaitait pas s'associer aux terroristes, ses troupes devaient quitter les territoires contrôlés par Daech et le Front al-Nosra pour adhérer au cessez-le-feu. John Kerry a terminé sa déclaration en disant que les troupes qui ne se sépareraient pas du Front al-Nosra deviendraient une cible tout aussi légitime que Daech et le Front al-Nosra. Compte tenu de l'absence totale de signes que l'opposition modérée a l'intention de se séparer du Front al-Nosra dans l'Est d'Alep, il est temps pour que la logique exposée par John Kerry se concrétise.

 

 

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