Effet Trump, quand l'OTAN adopte un ton conciliant avec la Russie !

Publié le par Copyright: toute reproduction des articles doit mentionner le nom de Hildegard von Hessen am Rhein.

Selon Reuters, la direction de l’OTAN adopte un ton plus « conciliant » face à la Russie après l’élection de Donald Trump ! Quelle hypocrisie quand Jens Stoltenberg, Secrétaire Général déclare mardi à Bruxelles : « La Russie est notre plus grand voisin. La Russie reste importante pour le dialogue, lorsque les tensions deviennent considérables et que l’on doit faire face aux défis sécuritaires ». Cependant, la Crimée reste une préoccupation pour l’OTAN.

Le Président Poutine et son désormais partenaire US, Trump, ont laissé entendre la veille, vouloir s'engager dans un partenariat constructif, quand simultanément le Président sortant, Obama, tente de rassurer les partenaires de l’OTAN concernant son successeur en déclarant lors de son dernier voyage à l’étranger qui le mène en Europe: « Durant mes conversations avec le Président élu, ce dernier a montré un grand intérêt de garder le noyau de nos relations stratégiques. » Comme langue de bois on ne fait pas mieux. Obama continue : « Un des messages que je peux vous transmettre est sa reconnaissance à l’OTAN et à l’Alliance Transatlantique. » L’Amérique gardera une OTAN robuste. Ces alliances ne sont pas seulement bonnes pour l’Europe, mais aussi pour les Etats Unis et crucial pour le monde.

Les Présidents Trump et Poutine veulent coopérer dans la lutte contre le terrorisme international et l’extrémisme, selon le Kremlin. Sur le sujet, les efforts des deux Etats doivent désormais se consolider. Ils sont tombés d’accords, lors de leur premier contact téléphonique, le 8 novembre dernier, lors de la victoire de Donald Trump. Selon les déclarations russes, Trump aurait proposé un dialogue de partenaires. C’est bien la moindre des choses, après l’hostilité ouverte des Etats Unis contre la Russie. Donald Trump aura encore bien d’autres fautes à rectifier que l’administration Obama-Clinton a commises. Les bases annoncées sont le respect mutuel et la non l'ingérence dans les affaires internes de l’un et de l’autre. Dont acte. 

Ce sont les pays de l’est qui observeraient nerveusement ce rapprochement Trump-Poutine, redoutant des agressions sur leurs territoires à l’image de l’Ukraine. Je rappelle que la Crimée n’a jamais été annexée, mais a rejoint par referendum la Russie. Que la Crimée a toujours été russe. Que la crise ukrainienne fut clairement provoquée par les néocons de Washington, dont Georges Soros, et que la Russie a autre chose à faire que de récupérer les anciens satellites soviétiques. Comme je ne cesse de l’écrire, la Russie est le pays le plus grand du monde, avec des richesses sous terraine qui ne demandent qu’à être exploitées. Et, c’est bien sur ces richesses que lorgnaient les néocons avec une avidité sans limites.

Trump, durant sa campagne, avait menacé de retirer les troupes US d’Europe, si les européens ne payent pas leurs parts à la protection américaine. Suite à cette déclaration, l’OTAN avait déjà anticipé des scénarios.

L’UE a décidé lundi dernier d’aller de l’avant concernant sa politique de sécurité. C’est plutôt positif de prendre son propre destin en main, selon moi. Cette décision est également soutenue par la Grande Bretagne, qui a toujours veillé à ce qu’une structure double à l’OTAN ne se créée. Theresa May a l’intention d’évoquer ces questions sur l’OTAN avec Trump, selon une porte parole de la Premier Ministre britannique, ainsi que les relations avec la Russie dans le contexte du conflit syrien.

Cette attitude conciliante de l’OTAN sera-t-elle de longue durée ? En effet, la nouvelle doctrine de l’OTAN s’aligne sur le livre blanc de la Bundeswehr, parut en juillet de cette année, la Russie n’y était plus désignée comme un partenaire, mais comme un adversaire.

Conclusion, l’élection de Donald Trump fait bouger les lignes positivement pour l’instant.

Hildegard von Hessen am Rhein

 

Commenter cet article