François Fillon, tribun, Ali Juppé, sans saveur.

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En tant qu'observatrice, je me dois de regarder, si bien le discours de Juppé, prestation on ne peut plus insignifiante, que celui de Fillon, une découverte déjà, à partir de Biarritz et confirmée à Lyon. Fillon se rapproche de ce que l'on peut appeler un tribun.

Du souffle chez Fillon, teinté de passion, quand l'ennui vous prend chez Juppé, dont l'épouse, en soutient sentimental, destinée à émouvoir les foules précédait le discours de son cher mari. L'animateur de "l'événement" était en lui-même un cachet pour dormir.  

Intervention de NKM ensuite, un "ton sur ton" avec Juppé, le type coulé dans une droite molle constamment intimidée par la gauche. Avant NKM, le grand looser des primaires, Copé, le gars du pain au chocolat, qui paraissait clownesque en tirant en dérision son pourcentage tombé dans les abîmes des primaires.  

C'est l'intervention terne de Madame Juppé qui précédait le moment Lexomil de son époux et l'on est pas déçu. J'ai dû me pincer plusieurs fois pour ne pas m'endormir. Le vieux voulait paraître jeune en se lançant dans un débit de parole rapide. En forçant l'assurance de sa voix qu'il voulait ferme. Après m'être profondément ennuyée, je me dis qu'il ne peut pas l'emporter. Les français ne sont tout de même pas cons à ce point. Je remarquais aussi, que les caméras restaient statiques, braquées sur la scène, sans jamais balayer un auditoire que l'on devinait parsemé par les applaudissements peu nourris.

Quand Fillon a le geste large, Juppé est étriqué. Quand Fillon a la voix posée, forte, celle de Juppé est plutôt "fortement" fébrile, cherchant par moment à montrer une émotion pour faire pleurer dans les chaumières. Quand Fillon ne nomme pas une seule fois le FN ou le nom de Marine le Pen, Juppé y fait référence. D'où la faiblesse de Juppé et la force de Fillon qui ne semble pas craindre le "péril" FN, puisqu'il l'ignore, quand Juppé y fait allusion.  

Oui, j'admets que Fillon a du souffle quand son adversaire est sans odeur et sans saveur. Entre les deux, il n'y a pas photo. Je resterai à ce genre d'appréciation physique, m'étant déjà exprimé plus largement sur les candidats. 

Enfin, chez Fillon, les caméras balayaient la foule et force est de constater, la salle était comble. Ma question. Pourquoi chez Juppé les caméras ne balayaient-elles pas l'audience ? Une réponse: pas de monde, des applaudissements épars, comme dit plus haut.  Autre élément qui me fait dire que Fillon l'emportera, débat ou non de ce soir.

Fillon sera le moindre mal. Je persiste toujours à affirmer que ce sera un autre quinquennat perdu. Cela dit, je ne veux pas faire l'esprit chagrin et veux laisser place au doute. Nous verrons bien à l'usage. Je persiste et signe, il m'est impossible de voter pour la peste ou le choléra. 

Hildegard von Hessen am Rhein

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