A lire absolument. M. l'Ambassadeur Orlov rappelle les sentiments du Général de Gaulle pour la Russie !

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Quand les pressetituées occidentales ne cessent de diaboliser la Russie dans le seul intérêt du complexe militaro-industriel US, Monsieur l'Ambassadeur de la Fédération de Russie, se souvient de la visite du Général de Gaulle en Union Soviétique et des sentiments qui animaient ce dernier, qui s'adressait en tant que "la France éternelle à la Russie éternelle". 
Quand les neocons de Washington "démocrates" et républicains persistent et signent à vouloir perpétrer une seconde guerre froide, alors que le nouveau Président des Etats Unis n'a eut de cesse que de déclarer qu'il serait mieux d'être ami avec la Russie que le contraire, la France serait bien inspirée de revenir sur ce que disait le Général de Gaulle sur la Russie. 
Pour ma part, j'estime que nous sommes européens, les russes et nous. Que nous avons plus d'intérêts, dans notre intérêt, à nous entendre avec le plus grand pays du monde, qui est aussi, je le répète, européen. 
Depuis Ronald Reagan, Washington n'a cessé de nous arnaquer, de nous manipuler dans son intérêt, jamais dans le nôtre. Il a fallut que les politiques européens soient bêtes ou corrompus, ou les deux, je dirai les deux, pour rester atlantistes absolument aveuglément.
Nous, français et européens devrions reconnaitre que l'élection de Donald Trump est une chance et combattre les John McCain et autres Lindsey Graham ou Bill Kristol, ces neocons qui veulent dans l'intérêt du complexe militaro-industriel US la guerre avec Moscou, dont nous serions les premières victimes. 
C'est dans cet esprit que je salue Monsieur l'Ambassadeur, d'avoir opportunément transmis ce texte que nous devrions tous faire nôtre, en mémoire du Général de Gaulle. 
Et enfin, nous devrions aussi espérer que le minage de l'administration Trump cesse au plus vite, ou que Trump arrive à terrasser ses ennemis de l'intérieur, pour le bien des USA, mais aussi pour le bien du monde et du nôtre. De la détente, ou de l'entente entre Washington et Moscou dépend la paix dans le monde. 
 
Hildegard von Hessen am Rhein
 
L'article "Actualité des relations franco-russe" par S.E.M. Alexandre Orlov, ambassadeur de Russie en France, paru dans la revue de la Fondation Charles de Gaulle № 185 du décembre 2016


 
Charles de Gaulle et actualité de la relation franco-russe
par Alexandre Orlov*

 

« Espoir » a bien voulu faire une édition spéciale à l’occasion du 50e Anniversaire de la visite du Président Charles de Gaulle en URSS en 1966. Je trouve cette initiative très opportune.
Alors pourquoi nous, en France et en Russie, nous souvenons de cette visite du Général ? Pourquoi cet anniversaire donne lieu à une réflexion sur l’état actuel et les perspectives des relations bilatérales ?

Depuis cette visite historique, comme on dit chez nous en Russie, il est passé de l'eau sous les ponts. L’URSS n’existe plus. Des femmes et des hommes politiques russes et français de l’époque ne sont plus là. La guerre froide en tant que confrontation idéologique des différents modèles sociaux a fait son temps. Des dizaines de visites officielles à Moscou et à Paris se sont succédées.
Néanmoins, dans nos pensées nous revenons à ces évènements qui ont eu lieu il y a maintenant 50 ans. Comme si nous essayions d’y trouver des réponses à des questions qui nous préoccupent aujourd’hui.

Quant à moi, je considère que la visite de Charles de Gaulle en URSS en 1966 est beaucoup plus qu’un simple épisode dans notre histoire commune. Cette visite est la quintessence des principes, que le Général a jetés comme base pour le dialogue avec la Russie. Les mêmes principes, j’en suis convaincu, sont hautement sollicités à l’étape actuelle des relations franco-russes.

Quels sont donc ses principes ?
Tout d’abord, il s’agit de l’indépendance de la politique extérieure. De Gaulle n’avait pas besoin de savoir ce que pensent Washington ou Bruxelles pour développer ses liens avec Moscou. Nous avons l’impression que les dirigeants européens d’aujourd’hui pourraient s’inspirer d’avantage de cet exemple. De nos jours l’Europe de l’Ouest dans ses relations avec la Russie agit plus souvent non pas comme un acteur indépendant, soucieux de ses propres intérêts, mais plutôt comme victime de la confrontation avec la Russie qui lui a été imposée de l’extérieur. L’avenir des relations franco-russes dépend en grande partie de la capacité de la France de se positionner sur la scène internationale à la façon gaullienne. 
Le deuxième principe est la désidéologisation des relations. De Gaulle savait distinguer entre le contenu et la forme, entre le principal et le secondaire, transitoire. Derrière la façade de l’Union Soviétique il voyait la Russie Eternelle, qui n’a jamais cessé d’exister. « La visite que la France de toujours rend à la Russie de toujours », - c’est ainsi que le Général décrivait son voyage dans notre pays. Il comprenait que le partenariat franco-russe ne doit pas être victime des penchants idéologiques ou de la conjoncture politique, car il est basé sur les intérêts vitaux des deux pays et des deux peuples.
Cette réalité vaut aussi pour notre époque. D’autant plus que la Russie contemporaine, ayant fait résolument le choix de l’économie du marché et du développement des instituts démocratiques, ne se place pas dans le contexte d’antagonisme idéologique avec l’Occident. Même si parfois nous divergeons dans l’appréciation de certaines valeurs, il s’agit là de débats de toute autre nature – les mêmes discussions existent au sein de n’importe quelle société occidentale. Par exemple, entre les conservateurs et les néolibéraux. 
Pour nous il est important que nos relations bilatérales soient véritablement placées au-dessus de toute approche partisane. La Russie est ouverte à une coopération avec toutes les forces politiques de la France, qui elles-mêmes s’y déclarent disponibles. Nous nous réjouissons du fait que les partis politiques français tous courants confondus – de la gauche à la droite se placent dans la perspective de renforcement des liens avec la Russie. Ceci est un indice flagrant que la perception de notre pays qui était jadis propre à Charles de Gaulle est toujours vivante au sein des élites politiques françaises.
Le troisième principe – compréhension de la nécessité d’unification du Continent européen, de la construction d’une vraie « grande maison européenne » - celle d’une « Europe allant de l’Atlantique à l’Oural ». 
Après la dislocation de l’Union Soviétique et du Pacte de Varsovie notre Continent s’est retrouvé à la croisée de chemins. A cette époque nous avions une réelle opportunité historique de suivre les préceptes de Charles de Gaulle. Hélas, sur l’injonction de Washington et de certains pays de l’Europe de l’Est, prisonniers de phobies historiques, la logique de « containment » vis-à-vis de la Russie et d’une lutte pour les sphères d’influence a emporté. Au lieu de faire une glorieuse percée dans le XXIe siècle, nous avons fait un come-back dans le XIXe. 

Cette logique s’est matérialisée dans la consolidation de l’OTAN, son élargissement, le rapprochement de son infrastructure militaire vers les frontières de la Russie, dans le déploiement du système antimissile, visant à saper le potentiel de la dissuasion nucléaire russe, dans l’initiative du « Partenariat oriental », qui a mis les ex-républiques soviétiques devant un choix impossible et artificiel – entre la Russie et l’Union européenne, dans la diabolisation systématique de la Russie. Je le disais plusieurs fois et le répèterai encore: nos partenaires occidentaux n’ont pas démoli le mur de Berlin, ils l’ont déplacé vers les frontières russes.
La Russie, qui pendant toutes ces années travaillait conséquemment sur le rapprochement avec l’Union européenne, s’est vue contrainte de passer à l’état de légitime défense dans tous les domaines allant du militaire à l’économique et médiatique. Tout le système de la sécurité en Europe a été démantelé.
Certains ont profité de ce nouveau clivage. Mais je suis convaincu que la Russie et la France sont les grands perdants de cette situation.
Le quatrième principe – démythification des menaces. Même quand la guerre froide battait son plein Charles de Gaulle percevait notre pays ne pas en tant qu’une menace pour la France, mais comme un partenaire fiable et porteur. Il suffit de se souvenir du nombre d’importants accords qui ont été conclus durant sa visite en 1966. Parmi eux l’Accord sur la coopération en matière de l’exploration et l’exploitation de l’espace extra-atmosphérique à des fins pacifiques. Il ne faut pas non plus oublier que le premier Français ayant fait le voyage dans l’espace, y a été propulsé à bord d’une fusée soviétique. 
Aujourd’hui cette démythification est plus nécessaire que jamais. La présumée « menace russe » est devenue un mythe, que Washington, la bureaucratie otanienne et certains pays est-européens imposent avec insistance auprès de l’opinion publique en Europe. Comme quoi la Russie aurait l’intention de restaurer l’Union Soviétique et de s’attaquer à la Pologne et les pays Baltes.

Au lieu de faire front commun avec la Russie dans la lutte contre des menaces réelles, tout d’abord, contre les islamistes radicaux, qui tuent les citoyens dans les rues des villes européennes, les hommes et femmes politiques occidentaux se lancent dans la création des mythes paranoïaques. L’objectif des Américains est clair – faire peur et soumettre plus rigoureusement l’Europe, enfoncer encore plus profondément les pieux entre l’Union européenne et la Russie, justifiant ainsi l’augmentation des dépenses militaires et donnant la raison d’être à l’OTAN. Les Est-Européens, prétendant être « des victimes de la Russie », tendent à augmenter leur poids politique au sein de l’UE et de l’OTAN et à en tirer des retombées financières.
Le cinquième principe – compréhension de l’importance paneuropéenne et globale de la coopération franco-russe. De Gaulle savait que les relations entre la France et la Russie ne sont pas que de simples liens bilatéraux, mais l’échine dorsale de la sécurité européenne. L’atmosphère en Europe et dans le monde en dépend directement. Ce n’est pas par hasard que le rapprochement franco-soviétique a joué le rôle clé pour tourner la page de la guerre froide et passer à la détente au milieu des années 1970. C’est au notre dialogue que revient le mérite que les deux systèmes ont évité une collision frontale. Ce dialogue a permis au monde de ne pas basculer dans le gouffre de la guerre. Je veux bien espérer qu’encore aujourd’hui grâce au raffermissement des liens franco-russes, nous pourrons déblayer le chemin vers une normalisation des relations entre la Russie et l’Union européenne.

Enfin, le sixième, et peut-être le plus important des principes. Nul autre que le Général a pu le formuler au mieux : « Pour la Russie et la France être ensemble veut dire être forts. Etre séparés veut dire être en danger ». Ceci est un véritable crédo du partenariat franco-russe, dont la justesse a été confirmée au fil de notre histoire commune. Les relations étroites et de confiance avec la Russie étaient toujours un trait distinctif de la politique extérieure française, qui permettait à la France de jouer un rôle majeur dans les affaires européennes et mondiales. L’Europe elle-même profitait de ce type de relations. Charles de Gaulle comprenait qu’en s’appuyant sur une Russie forte et indépendante il serait plus facile de rester un Etat fort et indépendant, leader de l’UE.

S’agissant de l’état actuel des relations franco-russes il faut constater qu’ils traversent une période difficile. La France a fait siennes les sanctions de l’EU contre la Russie, qui ont porté un préjudice sensible à nos échanges commerciaux, ont bloqué certains mécanismes de dialogue, notamment le travail du Séminaire intergouvernemental, présidé par les deux chefs de gouvernement.

Je ne veux pas me lancer ici dans une analyse approfondie des raisons qui ont conduit à la dégradation des relations de la Russie avec l’Occident et expliquer une énième fois, pourquoi la Crimée a choisi le chemin de la Mère-Patrie, et pourquoi le Donbass s’est soulevé. Ceci est un sujet pour d’autres articles. J’évoquerai juste le fait qui est devenu évident à l’issue de ces deux dernières années même dans les yeux de nos détracteurs : les sanctions, imposées à la Russie, ont fait preuve de leur absurdité et contre-productivité.
Dès le début il était clair que les sanctions sont incapables d’altérer notre position. Il s’agit des intérêts vitaux de la Russie, nous ne pouvions pas abandonner nos compatriotes face à la menace émanant des forces ultranationalistes qui se sont emparées du pouvoir à Kiev. Il faut connaître l’histoire de la Russie : une pression extérieure ne fait que serrer les rangs des Russes.

Notre économie s’est adaptée au régime des sanctions et revient sur la trajectoire de la croissance. Nos agriculteurs nous supplient de maintenir l’embargo alimentaire autant que nous le pouvons. Les pays de l’UE subissent des pertes chiffrées à des milliards d’euros. Leurs places sur notre marché national sont maintenant occupées par des producteurs russes ou des exportateurs et investisseurs des pays tiers.
Le lien inventé par l’Union européenne entre la levée des sanctions et la réalisation des accords de Minsk est parfaitement absurde : chaque observateur impartial peur constater que c’est exactement l’Ukraine qui bloque la réalisation de ces accords.
Je soulignerai que nous n’allons pas marchander avec nos partenaires européens les conditions de la levée des sanctions. Nous croyons que cette affaire revient uniquement à ceux qui ont introduit ces sanctions. C’est eux qui les ont introduites et par conséquent c’est à eux de les lever. 

Dans ce contexte difficile il est d’une importance capitale que la ligne à laquelle se tient la direction politique de la France dans les relations avec la Russie obéisse de plus en plus à l’esprit des principes gaulliens que je viens d’évoquer.
Nous sentons cette volonté dans les efforts que Paris en tant que l’initiateur du format de Normandie et un des garants des accords de Minsk entreprend pour accélérer le règlement du conflit à l’Est de l’Ukraine. Nous le voyons à travers son intention de rétablir les contacts avec la Russie à de divers niveaux. Durant l’année écoulée on a pu « dégeler » tout un ensemble des mécanismes de dialogue, parmi lesquelles Conseil sur les questions économiques, financières, industrielles et commerciales (CEFIC). Nous le percevons également à travers le rôle constructif joué par Paris au sein de l’OTAN, qui permet de contenir les « faucons », visant à aggraver la confrontation avec notre pays.

Les paroles prononcées par le Président François Hollande à la veille du sommet de Varsovie - « la Russie n’est ni un ennemi, ni une menace, mais un partenaire » - ont été bien perçues à Moscou. Aujourd’hui il est rare de trouver un homme politique en Occident qui oserait dire une vérité, qui parait pourtant évidente. D’autant plus, sachant qu’on se trouver au milieu d’un sommet, qui a été organisé spécialement pour discuter de ladite « menace russe ».
Le 19 octobre prochain le Président Vladimir Poutine se rendra à Paris sur l’invitation de François Hollande. Cette visite de travail a pour but de consolider la dynamique positive actuelle dans nos relations. Avant la fin de l’année nous attendons à Moscou le Premier Ministre Manuel Valls pour discuter l’approfondissement de nos liens économiques.
Je suis persuadé que les relations franco-russes ont un énorme potentiel.
Nos pays ont une responsabilité particulière en ce qui concerne la paix et la sécurité en Europe. Nous pourrions joindre nos efforts pour essayer de restructurer l’architecture européenne de sécurité qui connait une crise profonde. Il est grand temps d’être unis face à des menaces réelles et non pas inventées. L’heure est venue de rebrousser le chemin de l’espace commun allant de Lisbonne à Vladivostok – en matière de la sécurité, de l’économie et des contacts humains.

J’admire la pertinence des mots du Général de Gaulle qu’il a prononcés à Moscou en 1966 : « Il s’agit de mettre successivement : la détente, l’entente et la coopération dans l’Europe toute entière, afin qu’elle se donne à elle-même sa propre sécurité après tant de combats, de ruines, de déchirements. Il s’agit, par-là, de faire en sorte que notre Ancien Continent, uni et non-divisé, reprenne le rôle capital qui lui revient, pour l’équilibre, le progrès et la paix de l’univers ».
Nos économies sont complémentaires. La conjugaison des potentiels humain, scientifique, technologique et de ressources entre la France et la Russie, et pour voir plus grand, entre l’Union européenne et l’Union économique eurasiatique, ouvrirait de larges horizons pour le développement de nos pays, nous permettrait de faire face à la concurrence globale devenant de plus en plus rude.
Ensemble, avec la Russie, s’appuyant sur sa géographie, ses ressources humaines et fossiles, l’UE a toutes les chances de devenir un puissant pôle économique rayonnant à travers le globe. 
Malgré les sanctions, les hommes d’affaires français sont fermement disposés à maintenir et élargir leur coopération avec la Russie. Il est révélateur que pas une seule société française, ayant investi dans le marché russe, ne l’a pas quitté et n’a pas exprimé l’intention de le faire. Des centaines d’entreprises avec le capital français – dans le secteur automobile, pharmaceutique, alimentaire, de l’énergie – travaillent en Russie. Le lancement des fusées « Soyouz » du pas de tir de Kourou en Guyane française, fabrication commune de l’avion « Soukhoï Supejet-100 », des projets d’infrastructure de « Vinci », partenariats de « Renaud-Nissan » avec « Avtovaz », d’« Alstom » avec « Transmashholding », de « Total » avec « Novatech » - voici la liste non-exhaustive de projets de notre interaction. Le 50e anniversaire de la coopération franco-russe dans le domaine de l’espace qui a débuté lors de la visite de Charles de Gaulle à Moscou, nous allons le fêter par un lancement en novembre prochain de la fusée « Soyouz » avec l’astronaute français à son bord. 

Les liens entre la Russie et la France dans le domaine de la culture relèvent du patrimoine mondial. La culture est une sphère qui même dans les pires périodes nous permet de ne pas oublier la sympathie réciproque que nos deux peuples éprouvent l’un envers l’autre.
Le niveau de la coopération franco-russe en matière culturelle est bien défini par les grands projets, sur lesquels nous travaillons actuellement : l’exposition des chefs-d’œuvres de la peinture française de la collection Chtchoukine dans la Fondation « Louis Vuitton », dont l’inauguration est prévue pour le 19 octobre prochain en présence de nos chefs d’Etat ; l’exposition sur le Musée imaginaire d’André Malraux au Musée Pouchkine en novembre prochain ; l’exposition « Saint Louis » au Musée du Kremlin au printemps 2017 ; l’exposition dédiée au 300e Anniversaire de la visite en France de Pierre le Grand en 2017 au Grand Trianon à Versailles ; le festival de la culture russe à Cannes, devenu un des plus brillants évènements annuels de la Côte d’Azur ; des festivals du cinéma russe, tenues régulièrement à Nice, à Honfleur et d’autres villes françaises. Bien entendu, ce n’est qu’une partie de la liste.
La Russie et la France sont liées par la fraternité d’armes forgée pendent les deux conflits mondiaux. Nous tenons beaucoup à la mémoire du Corps expéditionnaire russe, qui s’est couvert de la gloire sur les plaines de la Champagne, des aviateurs de l’escadrille « Normandie-Niemen », qui se sont battus héroïquement dans les rangs de l’Armée Rouge. En 2015, à l’occasion du 70e Anniversaire de la Victoire sur le nazisme, un espace spécial a été inauguré au sein du Musée de l’aviation et de l’aéronautique au Bourget, relatant le parcours glorieux du régiment. 

En marge de sa prochaine visite à Paris le Président Poutine envisage d’ouvrir le centre culturel russe qui a la vocation de devenir un pôle d’attraction de tous ceux qui s’intéressent à la Russie, à sa culture, son histoire, et de son présent. Pour nous il est très important qu’auprès de ce centre sera aménagé un « pôle » éducatif – car il est crucial de préparer le futur de nos relations, familiarisant les jeunes Russes et Français aux langues et cultures réciproques.
Pour conclure, je ne peux pas m’empêcher de citer encore une fois le général de Gaulle, ces paroles qu’il a prononcées à la fin de sa visite en URSS. J’ai d’ailleurs l’impression qu’il parlait de notre époque. A vous de juger : « C’est dire que, dans le monde et à l’époque d’aujourd’hui, nos deux pays ont à faire ensemble beaucoup de choses de premier ordre. Or, ces choses-là sont, non point du tout destructrices et menaçantes, mais constructives et pacifiques ».


*Cet article a été remis à la Fondation début octobre 2016 avant l’annulation de la visite prévue du président Poutine à Paris.
 
A lire absolument. M. l'Ambassadeur Orlov rappelle les sentiments du Général de Gaulle pour la Russie !

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